Les futures rames du RER NG qui équiperont la ligne E du RER n’entreront pas dans la nouvelle gare de La Défense avant 2023, du moins avec des voyageurs à bord. Comme c’était à prévoir, les travaux de prolongement d’Eole -via La Défense et Nanterre depuis l’actuel terminus de la ligne à Haussmann Saint-Lazare-, ont pris plusieurs mois de retard à cause du Coronavirus et du premier confinement. Un retard qui n’est lié qu’aux conséquences de la pandémie. « On était dans les temps avant le Covid-19 », affirme Armelle Lagrange la porte-parole du projet d’Eole à la SNCF.

« Comme tous les projets en Ile-de-France, le projet Eole, a été confronté à l’épreuve de la pandémie, qui a imposé le 16 mars l’arrêt complet des chantiers durant de longues semaines, explique la SNCF Réseau dans un communiqué. En accordant la priorité absolue aux exigences sanitaires définies par l’Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics (OPPBTP), l’ensemble des équipes ont travaillé en confinement afin de préparer une reprise des chantiers, qui a pu s’opérer progressivement entre avril et juillet. Les travaux programmés pour l’été 2020 ont pu être réalisés à 100 %, en sécurité sanitaire optimale, sans gêne supplémentaire pour les voyageurs au moment de la rentrée scolaire ».

Une mise en service vers La Défense et Nanterre désormais programmée pour mi-2023

Cette mise à l’arrêt forcée de ce chantier titanesque qui s’étale de Mantes-la-Jolie (78) à Haussmann Saint-Lazare a donc eu d’inévitables conséquences sur le planning originel qui prévoyait une mise en service de la ligne en temps.

La première partie jusqu’aux Groues de Nanterre avec les gares de La Défense et de Porte Maillot était prévue à la fin 2022 et la tranche jusqu’à Mantes-la-Jolie en reprenant les dix gares existantes d’une branche de la ligne J du Transilien à la fin 2024. Désormais les équipes d’Eole tablent sur la mi-2023 pour la mise en service commerciale du RER E jusqu’à Nanterre. Pour la seconde partie de la ligne étendue c’est en revanche toujours l’inconnue quant à la date d’ouverture. « Le travail de reprogrammation se poursuit pour les étapes ultérieures, afin de finaliser l’impact de la Covid-19 sur l’échéance de mise en service commerciale du RER E jusqu’à Mantes-la-Jolie ».

Le coût global du projet s’avoisinant à 3,8 milliards d’euros (hors matériel roulant) reste lui cependant inchangé pour le moment, indique la SNCF.