La nuit mouvementée du 14 juillet a relancé le débat. Voilà plus de trois ans que Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la maire Les Républicains de Puteaux s’inquiète de la disparition de son commissariat voulue par le ministère de l’Intérieur. Si le poste de police n’a finalement pas totalement disparu et qu’une petite présence policière demeure durant la journée, depuis le 31 janvier dernier au crépuscule, les portes sont désormais closes, la présence des fonctionnaires basculant vers le commissariat de La Défense.

Une situation intolérable pour l’édile de Puteaux qui mène un combat auprès de l’Etat depuis des années. Et les nuits agitées durant la fête nationale ont encore plus convaincu Joëlle Ceccaldi-Raynaud de retrouver les forces de l’ordre la nuit dans sa ville.

« Depuis de longs mois j’ai alerté le Président de la République ainsi que le Préfet de police de Paris sur l’insécurité croissante à Puteaux suite à la décision unilatérale et sans concertation de fermer le commissariat la nuit et d’en réduire les effectifs le jour.  Aujourd’hui il ne s’agit plus d’un simple sentiment mais d’une réalité concrète au vu des faits alarmants que j’ai souhaité vous faire remonter », explique Joëlle Ceccaldi-Raynaud dans un courrier ouvert adressé au nouveau ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

Pour l’élue « les troubles ont franchi un nouveau palier lors de ce long week-end du 14 juillet ». Et Joëlle Ceccaldi-Raynaud détaille les incidents en signalant que des « bandes de voyous ont mis le feu à du mobilier urbain, saccagé des abribus, érigé des barricades et même se sont livrées à des rixes d’une sauvagerie inouïe ».

« Face à cette dégradation croissante des conditions de la vie d’une population régulièrement prise en otage par les délinquants, je souhaite que nous revenions rapidement à une organisation commune efficace qui avait jusqu’ici fait ses preuves », poursuit l’édile.