Elles ne sont pas les bienvenues. L’établissement public Paris La Défense, qui est en charge de l’aménagement et la gestion du quartier d’affaires a annoncé ce mercredi avoir lancé « une campagne d’enlèvement des trottinettes non autorisées » sur son territoire.

Seule « les sociétés Lime et We Trott ont ainsi été autorisées à déployer leurs dispositifs dans le cadre d’une expérimentation », explique l’établissement qui ne souhaite pas voir d’autres acteurs de ce type proposer leurs services à La Défense.

L’américain Lime et le français We Trott avaient été retenus en 2018 à l’issue d’un appel à projets visant à sélectionner des opérateurs de glisse urbaine, dans le cadre d’une expérimentation d’une durée de trois ans. En décembre dernier Lime a déployé une centaine d’engins dans le quartier avec des aires de dépose autorisées prédéfinies et un suivi permanent de la flotte par une équipe dédiée. En juin, ce sera au tour de We Trott de déployer un dispositif de consignes de trottinettes électriques.

La société Bird dans le viseur de Paris La Défense

Mais depuis les opérateurs de trottinettes en libre-service se sont multipliés dans la capitale et le quartier d’affaires suscite les convoitises de certains. Et c’est bien la société Bird qui est dans le viseur de Paris La Défense. La start-up américaine Bird a récemment ouvert La Défense dans son périmètre d’utilisation et déposé plusieurs dizaines de trottinettes un peu partout dans le quartier et ce sans la moindre autorisation de l’établissement.

« La société Bird a déployé de manière anarchique et illicite ses trottinettes sur le territoire. Or elle n’a pas répondu à notre appel à projets et n’est pas autorisée à proposer son offre à La Défense, déclare Marie-Célie Guillaume, la directrice générale de Paris La Défense. La société Bird est restée sourde à nos mises en demeure. J’ai donc exigé l’enlèvement de leurs trottinettes ». Et de prévenir les autres acteurs qui seraient tentés de s’implanter à La Défense : « Nous ferons de même avec toutes les trottinettes commerciales non autorisées ». Depuis plusieurs jours déjà l’établissement aurait ainsi confisqué un grand nombre de machines en les stockant dans ses locaux en attendant que Bird ne vienne les récupérer.

En tapant du poing sur la table, la DG de Paris La Défense espère éviter l’anarchie que connait actuellement Paris avec les douze acteurs. « La cohabitation entre les piétons, les cyclistes et les utilisateurs de trottinettes est un sujet sensible qui suppose un minimum d’encadrement dans une aire qui demeure d’abord piétonne. C’est un véritable enjeu de sécurité et de confort pour nos utilisateurs », explique Marie-Célie Guillaume.