Fusion de l’Epadesa et de Defacto : Jean-André Lasserre se réjouit de la décision mais s’interroge sur le financement

L'opposant socialiste de Courbevoie, Jean-André Lasserre s'est réjoui de l'annonce par le Premier ministre de la fusion de l'Epadesa et de Defacto, mais il s'interroge sur son financement.

Jean-André Lasserre en mai 2014 - Defense-92.fr

L’annonce du Premier ministre Manuel Valls de fusionner l’Epadesa et Defacto qui réjouit Patrick Jarry, le maire de Nanterre (Divers gauche) satisfait également Jean-André Lasserre, l’opposant PS au conseil municipal de Courbevoie. Dans un communiqué le socialiste qui salue la décision du chef de gouvernement parlant « d’une bonne décision » s’interroge toutefois sur le financement de la nouvelle structure.

« Mais qui va payer ? s’interroge l’élu. Les Villes de Courbevoie et Puteaux (ndlr, où est implanté le quartier historique de La Défense) bénéficient depuis des décennies des recettes colossales générées par l’activité économique du quartier. Mais elles se sont toujours désintéressées des travaux d’entretien réguliers à réaliser » affirme t-il rappelant « l’urgence » de lancer des grands travaux de rénovation des sous-sols de La Défense chiffrés à 350 millions d’euros par la Cour des Comptes. « Somme sous-estimée » d’après Jean-André Lasserre pour qui la facture sera plus élevée, en raison des nombreux travaux non chiffrés à ce jour, comme le désamiantage, l’étanchéité de la dalle ou le réseau d’arrosage.

L’édile a par ailleurs demandé à ce que le nouvel établissement qui doit entrer en fonction le 1er janvier 2017 intègre les collectivités locales à l’échelle du territoire et pas uniquement les villes de Puteaux et Courbevoie. Car pour l’élu le quartier de La Défense « dispose d’un rayonnement qui va bien au-delà des seules communes limitrophes ». « En contrepartie bien sûr, les ressources du quartier devront être réparties entre chacune d’elles » précise t-il.

Par ailleurs l’opposant socialiste de Courbevoie souhaite que les associations de riverains, les usagers du quartier et les groupes d’opposition municipaux soient représentés dans les instances décisionnelles, pour « que la gouvernance du quartier d’affaires ne soit plus aux mains des seules majorités départementales et communales ».