Fusion de l’Epadesa et Defacto : Patrick Jarry se félicite de la décision de Manuel Valls

Le maire de Nanterre, Patrick Jarry s'est félicité de la décision de Manuel Valls de fusionner les deux établissements de La Défense, Defacto et l'Epadesa.

Patrick Jarry en mars 2015 - Defense-92.fr

C’est une annonce qui a réjoui Patrick Jarry (divers gauche), le maire de Nanterre. Dans un communiqué l’édile a salué la décision du Premier ministre, Manuel Valls de fusionner pour le 1er janvier prochain l’Epadesa (l’établissement en charge de l’aménagement de La Défense Seine-Arche) et Defacto (de la gestion La Défense) pour former un seul établissement qui n’interviendra désormais que dans le périmètre historique de La Défense sans englober sa ville.

“Pour la première fois, le directeur général de cet établissement ne sera plus nommé par l’Etat, mais choisi par le conseil d’administration du nouvel établissement, dans lequel les collectivités locales resteront majoritaires” se réjouit Patrick Jarry, qui préside par ailleurs l’Epadesa voué à disparaitre. Le maire de Nanterre parle d’une “décision historique pour La Défense” et “d’une grande victoire” pour sa ville qui va retrouver “l’entière maîtrise de l’aménagement de son territoire”.

“Durant des décennies, Nanterre, ville populaire aux portes du quartier d’affaires, a été l’objet de toutes les convoitises et de tous les fantasmes de l’Etat aménageur, qui a longtemps pensé pouvoir y étendre La Défense et ses tours. En 2000, l’équipe municipale alors dirigée par Jacqueline Fraysse avait gagné une belle avancée en sortant Nanterre du périmètre d’action de l’Epad et en obtenant la création de l’Epasa, cet établissement restant toutefois sous la tutelle de l’Etat. En 2009 encore, nous avons dû nous battre pour empêcher le projet du président Nicolas Sarkozy d’étendre La Défense à Nanterre et de placer sous tutelle de l’Etat l’aménagement de la moitié du territoire de notre commune” commente Patrick Jarry pour qui Nanterre a “retrouvé sa liberté.

“Les opérations menées par l’Etat sur notre territoire resteront des opérations d’intérêt national, mais l’établissement qui les conduira ne sera plus sous la tutelle de l’Etat, explique le magistrat. La Ville aura le choix entre recourir au futur établissement public local, ou utiliser les outils d’aménagement dont elle s’est dotée. Nous souhaitons instaurer une relation partenariale nouvelle avec l’Etat : celui-ci devra se positionner en accompagnateur et en facilitateur de nos projets, notamment pour assurer les suites des opérations qu’il a engagées ces dernières années via l’Epadesa” poursuit-il.