Elle prend les rênes du plus grand quartier d’affaires européen dans des conditions particulières. La maire Les Républicains de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud, fraichement réélue dès le premier tour lors des municipales prend la présidence de Paris La Défense suite au décès de Patrick Devedjian emporté par le Coronavirus (Covid-19). Première vice-présidente de Paris La Défense c’est à elle que va incomber la présidence du conseil d’administration, le temps que les administrateurs de l’établissement en charge de l’aménagement et la gestion de La Défense se réunisse.

C’est donc l’édile de Puteaux, ville où repose une grande partie de La Défense qui va assurer l’intérim de la présidence du conseil d’administration de cet établissement né début 2018 de la fusion entre l’EPADESA et Defacto. Jusqu’à son décès ce weekend, Paris La Défense était présidé par Patrick Devedjian, également président du département des Hauts-de-Seine.

Entre 2009 et 2010, Joëlle Ceccaldi-Raynaud avait déjà succédé à Patrick Devedjian pour présider l’EPAD. A ce moment-là, à l’automne 2009, Patrick Devedjian atteint par la limite d’âge de la présidence du conseil d’administration de l’EPAD, avait été contraint de quitter la présidence de l’aménageur. De là été née la violente polémique de Jean Sarkozy, le fils de l’ex-chef de l’État qui voulait présider l’EPAD. Face au tollé c’est donc finalement Joëlle Ceccaldi-Raynaud qui avait été nommée pour deux ans avant que l’EPAD ne fusionne avec l’EPASA (l’aménageur de Nanterre) pour former l’EPADESA. L’établissement avait ensuite été présidée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud à sa création en novembre 2010 puis par Patrick Jarry (Gauche citoyenne), le maire de Nanterre de décembre 2013 jusqu’à la fin 2017, lors de la disparition de la structure.

De son côté Patrick Devedjian avait présidé également Defacto, l’ex-établissement de gestion de La Défense entre sa création en janvier 2009 et sa disparition fin 2017.