Comme quoi tout arrive ! Plongé dans la pénombre depuis 2015, le pont de Neuilly a enfin retrouvé la lumière une fois la nuit tombée. En panne, l’éclairage du pont a été en remis en fonctionnement il y a quelques jours par la ville de Neuilly afin notamment d’accompagner la création des « coronapistes ».

Pourtant propriété de la Dirif, le service de l’État en charge de la gestion des routes régionales n’a depuis plusieurs années plus les moyens d’entretenir tout son domaine routier. Cela s’est traduit par l’absence de réparation du système d’alimentation de l’éclairage devenu complètement obsolète et défaillant. Une panne éternelle que ne supportait plus la ville de Neuilly qui a décidé de prendre les devants en menant une réparation provisoire. Devant le coût trop important pour remplacer l’intégralité du système d’alimentation électrique des candélabres, la ville a opté de les réalimenter par des câbles aériens.

Si la solution n’est pas des plus esthétiques elle a le mérite de permettre aux grands mats de projeter de nouveau de la lumière. Les plus petits, qui sont en alternance avec les grands n’ont en revanche pas été remis en service. Cette réparation réalisée des deux côtés du pont est en revanche que temporaire. Mais ce temporaire pourrait toutefois durer pas mal d’années. Car si la ville de Neuilly a bien un projet pour moderniser le pont en refaisant complètement son éclairage et en installant de nouveaux lampadaires plus petits, elle ne veut pas être la seule à mettre la main à la poche. Pour financer ce projet de modernisation, la commune entend bien être accompagnée par ses voisines, les villes de Puteaux et Courbevoie, l’établissement Paris La Défense, la Dirif, mais aussi le département des Hauts-de-Seine.