Plus d’un an après leur détermination est toujours aussi grande. Pour cet acte 57 les Gilets Jaunes ont choisi La Défense comme point de chute de leur mobilisation hebdomadaire. Après des rassemblements en avril, mai et octobre dernier, c’est la quatrième fois qu’ils se rendent dans le quartier d’affaires de l’ouest parisien.

Parti de la Trinité à Paris en fin de matinée, le cortège qui a rassemblé selon une source policière un peu moins de 500 personnes a marqué une pause à la Porte de Champerret avant de traverser Neuilly-sur-Seine, Courbevoie pour enfin aboutir sur la dalle de La Défense.

Si la mobilisation, très encadrée par les CRS et la Gendarmerie Mobile s’est déroulée dans le calme et n’a donné lieu à aucun incident majeur, quelques petites frictions entre certains manifestants et forces de l’ordre ont éclaté notamment sur la dalle de La Défense. Ce qui a d’ailleurs donné lieu à l’interpellation d’un homme devant le centre Westfield Les 4 Temps.

Dans le cortège où l’on pouvait entendre des cris hostiles à Emanuel Macron, les Gilets Jaunes semblent toujours aussi motivés à ne rien lâcher. « Je suis là pour le pouvoir d’achat, la TVA, les impôts et le RIC », confie Laurence, une Gilet Jaune de la première heure venue des Ardennes avec son époux Thierry. « C’est comme une famille, il y a des gens qui sont estropiés, mutilés, éborgnés et il y en a qui sont morts. Par respect pour eux on n’a pas le droit d’abandonner », rajoute-t-il.

« Ici on est au centre de la finance international, là où il y a ceux qui ont appelé à voter pour Macron. On sais très bien où est l’ennemie », lâche pour sa part Georges, restaurateur et très remonté contre la réforme des retraites.

« Cette réforme des retraites c’est du n’importe quoi. Ça me dérange de devoir travailler jusqu’à 64 ans », s’agace Maroussia, une étudiante en commerce née en 2000.