Projet des tours Hermitage : au Bretagne les expulsions sont terminées

Lancées au début du mois d’août les expulsions des neuf locataires du Damier Bretagne se sont achevées il y a quelques jours.

L'ensemble des Damiers Infra, Bretagne et Anjou en juillet 2018 - Defense-92.fr

Il n’y a plus âme qui vive. Lancées en toute discrétion en plein cœur de l’été, les expulsions des derniers habitants du Damier Bretagne se sont achevées il y a quelques jours. Neuf occupants de ces logements érigés dans les années 70 faisant depuis plusieurs mois déjà l’objet par la justice d’une procédure d’expulsion. Quatre locataires avaient été délogés le 1eraoût, quatre autres à la fin août et le dernier il y a quelques jours.

Cet immeuble tout comme celui de l’Infra et de l’Anjou est voué à être démoli pour laisser place au projet des deux tours jumelles du promoteur russe Hermitage. Si les immeubles Infra et Bretagne sont désormais entièrement inoccupés, il reste toujours huit appartements occupés par des locataires dans le Damier Anjou. Des irréductibles qui devraient eux aussi faire l’objet d’une procédure d’expulsion par leur bailleur Logis Transports, toujours propriétaire des bâtiments qui seront alors cédés au promoteur Hermitage.

Un finacement du projet toujours inconnu

Des procédures d’éloignement qui ravissent le promoteur Hermitage qui a obtenu par ailleurs le 5 septembre dernier un permis modificatif pour son projet. Le 7 décembre 2017, la Cour administrative d’appel de Versailles avait suspendu l’un des trois permis de construire du projet Hermitage Plaza. La Cour demandait au promoteur de revoir à la hausse l’espace dédié aux logements étudiants ainsi que les places de parking.

Mais alors que les voyants semblent passer au vert pour Emin Iskenderov, le PDG du groupe Hermitage, une question et pas des moindres, reste toujours sans réponse : celle du financement. Car depuis plusieurs mois la capacité financière d’Hermitage à mener un tel projet chiffré entre 2,5 et 3 milliards d’euros est remise en doute par de plus en plus de personnes comme le président des Hauts-de-Seine et de Paris La Défense (PLD), Patrick Devedjian (LR). Emin Iskenderov qui dit vouloir lancer le chantier de ses tours cette année pour une livraison avant les JO de 2024 avait assuré cet été avoir bouclé son financement et avait promis de dévoiler ses partenaires financiers lors d’une conférence de presse à la rentrée, sans préciser toutefois laquelle…