D’ici trois ans les milliers de salariés d’Engie actuellement installés dans la tour T1 feront leurs cartons pour le futur campus situé, aux portes de La Défense, à la Garenne-Colombes. Prévu sur l’ancien site de PSA pour 2023, le futur campus d’Engie fait l’objet d’une nouvelle enquête publique. Cette fois-ci la demande d’Engie ne concerne pas le permis de construire mais une autorisation de recherche de site géothermique à basse température et d’ouverture de travaux miniers.

Pour produire l’énergie de chaud et froid de ce campus géant de 136 000 mètres carrés mais aussi des nouveaux logements et du nouveau dépôt de bus de la Ratp, Engie a donc opté pour la géothermie. Cette solution de production de géothermie réversible (Ates) permettra au gazier de couvrir 80 % des besoins de chauffage et 65 % des besoins en climatisation. « Le site sera constitué de dix forages peu profonds dont neuf nouveaux, à moins de cent mètres. Il y aura cinq puits de réinjection. Les eaux seront prélevées puis réinjectées dans la nappe de la Craie Campanien », détaille le dossier d’enquête publique.

Débutée le 4 juin dernier, cette enquête publique qui est programmée jusqu’au 4 juillet prochain se déroulera uniquement sur internet compte tenu de la situation sanitaire. Le dossier d’enquête est consultable librement ici. Chacun peut ainsi laisser un avis ou une remarque.