Vous ne devrez plus les revoir arpenter l’esplanade de La Défense. Après deux ans d’expérimentation la circulation des navettes autonomes du constructeur Navya a pris fin à l’aube de l’été. Lancé par Ile-de-France Mobilités (IDFM) à l’été 2017 ce test avait un double objectif : proposer une solution de mobilité interne au quartier et faire progresser la technologie des véhicules autonomes, en la testant dans un environnement très dense.

Mais comme nous l’expliquait le mois dernier Marie-Célie Guillaume, la DG de Paris La Défense, l’expérimentation n’a été que peu concluante. L’établissement public qui parle d’un bilan global « pas satisfaisant » a expliqué dans un communiqué qu’il ne souhaitait pas reconduire l’expérience. « D’une part, la technologie n’a pas su s’adapter aux mutations de l’environnement urbain. D’autre part, l’objectif de passage en full autonome n’a pas abouti. Enfin, la vitesse de circulation de la navette n’a pas réussi à progresser et donc à rendre le service attractif », détail l’établissement.

Le service gratuit qui n’est donc jamais passé en mode full autonome

Le service gratuit qui n’est donc jamais passé en mode full autonome, nécessitant la présence permanente d’un opérateur à bord, a été interrompu à plusieurs reprises. Mais alors que pendant les six premiers mois le service de navette avait rencontré un grand succès auprès des usagers, avec plus de 30 000 voyageurs, dont 97 % qui se disaient satisfaits et 88 % ayant l’intention de réutiliser la navette, une interruption était survenue en décembre 2017 suite à un incident technique sur l’un des véhicules. Le service avait alors nécessité de nouveaux prérequis de fonctionnement. A sa reprise en juin 2018, et jusqu’à mai 2019, la navette a transporté 11 865 voyageurs, précise Paris La Défense.

En effet, au fil des mois l’essai a été mouvementé et complexe en raison de difficultés liées à la connexion des navettes (effet de « canyon urbain » à La Défense du fait de la hauteur des tours), la forte mutabilité de l’environnement urbain au gré des événements (marché de Noël, food trucks, travaux,…) et les nombreux flux variés sur le site (piétons, cyclistes, trottinettes, véhicules d’entretien).