Le milieu des affaires mais aussi les touristes pourront bientôt plus facilement et rapidement aller de La Défense à l’aéroport Roissy – Charles de Gaulle. La région Île-de-France, le groupe Renault et Waym, la filiale de véhicules sans chauffeur de Google ont annoncé travailler sur la mise en place prochaine d’un service de mobilité autonome entre le plus grand quartier d’affaires d’Europe et l’aéroport de Roissy – Charles de Gaulle.

« Ce service de mobilité autonome entre Roissy et La Défense est susceptible de jouer un rôle clé pour la mobilité des franciliens, des touristes et donc pour l’attractivité internationale de notre région », déclare dans un communiqué Valérie Pécresse, la présidente de la Région Île-de-France et Présidente d’Île-de-France Mobilités.

La région espère lancer ce nouveau service avant les Jeux Olympiques en 2024. Le nombre de passagers sur ce tronçon est estimé aujourd’hui entre 1 500 et 2 000 par jour avec un temps de parcours moyen évalué à quarante minutes.

Un service qui pourrait fonctionner 24 heures sur 24

Les véhicules électriques, partagés et sans chauffeur pourront offrir une liaison non-stop, 24 heures sur 24 entre les deux pôles. Ils pourront rouler sur la bande d’arrêt d’urgence des autoroutes A1 et A86 qui deviendrait une voie dédiée. Les voies utilisées seront aménagées grâce à des crédits provenant d’un fonds de 100 millions d’euros créé par la région Île-de-France en 2018, et destiné à l’aménagement des grand axes routiers franciliens (A1, A4, A6, A86, A12).

La région qui souhaite favoriser l’accès aux infrastructures existantes équipera les voies concernées, les cartographiera en 3D, à l’aide de l’Institut Géographique national (IGN). Le constructeur Renault travaillera quant à lui à proposer un véhicule qui pourrait s’apparenter au concept-car urbain Easy Go, présenté en 2018 au salon de Genève (Suisse) et susceptible de transporter six personnes avec des bagages. Enfin Waym développera le système de pilotage des navettes.

Ce nouveau service attendu d’ici à quatre ans espère faire oublier les couacs de l’expérimentation des navettes autonomes qui ont circulé sur la dalle de La Défense de juillet 2017 à mai 2019.