Ils étaient de retour au pied des tours de La Défense. Pour cet acte 49 dédié aux pompiers les Gilets jaunes avaient fait de La Défense leur point de chute. Partis en fin de matinée du siège de France Télévision à Paris, le cortège qui a réuni quelques 300 personnes selon une source policière est arrivé dans le quartier d’affaires ce samedi peu avant 17 heures.

Peu avant de grimper sur la dalle le cortège a ovationné les pompiers de la caserne de La Défense aux cris de « solidarité avec les pompiers ». Car certains espèrent désormais une « convergence des luttes » et entendaient une fois de plus dénoncer les « violences policières » notamment après la dernière manifestation des pompiers qui avait donné lieu à des affrontements entre soldats du feu et forces de l’ordre.

Dans le cortège bien moins fourni que lors des deux précédentes manifestations des Gilets Jaunes à La Défense en avril et mai dernier, seul Jérôme Rodrigues, leader informel du mouvement a fait acte de présence. Toujours très remonté et décidé à ne rien lâcher ce Gilet jaune de la première heure a dit vouloir « continuer le combat » afin de « se faire entendre et voir ».

« Depuis 49 semaines on n’a toujours rien eu, si ce n’est des mutilations, des éborgnements et autres insultes », s’emporte Jérôme Rodrigues, qui avait perdu un œil le 13 février dernier après un tir de LBD par la police. « On n’est pas descendus dans la rue pour le prix de l’essence mais par ce que la France va mal. Ça fait quarante ans que l’on en prend plein la gueule, que l’on est sacrifiés et que l’on nous demande de payer pour des services qui sont de moins en moins ouverts aux citoyens français. Plus on paye, moins on a », a t-il martelé en marge de cette mobilisation.

Si quelques moments de brèves tensions sont apparus entre certains manifestants et des CRS aucun incident majeur n’a été observé lors de cette journée de mobilisation parisienne.