La justice rejette les recours contre les permis de construire d’Hermitage Plaza

Le tribunal administratif de Cergy Pontoise vient de rejeter l'ensemble des recours déposés contre les permis de construire des Tours Hermitage Plaza.

Le projet Hermitage Plaza - DR

C’est une décision qui ravit Emin Iskenderov, le PDG d’Hermitage. Le tribunal administratif de Cergy Pontoise vient de rejeter l’ensemble des recours déposés contre les permis de construire des tours Hermitage Plaza.

Certains requérants ont été déboutés par absence d’intérêt à agir, indique le promoteur Hermitage. Les autres : Allianz Vie, AXA (Ugitour), Beacon Capital Partners (Tour First) et l’Association Vivre à La Défense, ont été déboutés et condamnés aux dépens à verser 9 000 € au promoteur Russe.

Les requérants contestaient notamment l’illégalité de la division du projet en trois permis de construire, le caractère insuffisant de l’étude d’impact, la « violation » des dispositions du PLU de la commune de Courbevoie, l’absence de logements sociaux dans une des tours, l’absence de certaines autorisations, le non respect du plan de prévention des inondations, ou encore, la perte de soleil et de lumière pendant huit heures.

« Depuis que nous avons annoncé notre intention de les construire en faisant appel à Norman Foster, l’un des plus grands architectes mondiaux, nous avons dû affronter une opposition acharnée et vindicative qui a multiplié les recours. Au final, heureusement, le droit l’emporte. Auparavant, la cour d’appel avait déjà rejeté tous les recours contre les permis de démolir. Le Groupe Hermitage se réjouit de cette décision, nouvelle étape très importante pour la réalisation de son projet qui rentre ainsi dans la dernière phase préalable à la construction», explique Emin Iskenderov.

Le groupe explique par ailleurs que le travail mis au point par Bouygues Construction -qui aura en charge la construction du projet- permettra de réduire le délai de construction de 6 ans à 4,5 ans, rattrapant ainsi une partie du temps perdu par ces recours qu’il juge « abusifs ».

Dans son communiqué, le promoteur met en avant les bienfaits du projet qui créera 5 000 emplois pendant la construction et 3 000 emplois directs en fonctionnement.

Sur les 250 logements de l’ensemble des Damiers Infra, Anjou et Bretagne qui doivent disparaitre pour laisser place au projet Hermitage Plaza, il ne reste à ce jour qu’une vingtaine de familles.

« Sans attendre ces décisions, l’opération Hermitage Plaza a déjà permis de réaliser et engager plus de 300 logements sociaux dans le département des Hauts-de-Seine et l’opération elle-même ajoutera 135 logements étudiants sociaux supplémentaires » précise le groupe immobilier franco-russe.

Contacté, l’association Vivre à La Défense nous a confié qu’elle irait en Appel pour contester la décision du tribunal administratif de Cergy Pontoise. Beacon Capital Partners réfléchit également à donner suite à la procédure. Et l’horizon judiciaire est toujours encombré pour le promoteur. Parmi les nombreuses actions judiciaire des opposants au projet, l’association Vivre à La Défense, s’est pourvue en cassation pour tenter de faire annuler la décision d’octobre 2014 de la Cour administrative d’appel de Versailles qui a validé les permis de démolir des Damiers Infra, Anjou et Bretagne. Plusieurs habitants des Damiers encore dans leur logement ont également lancé des actions individuelles pour contester la vente de l’ensemble des Damiers en 2001 d’Axa à Logis-Transports après que la cour d’appel de Paris ait jugé irrecevable l’association Vivre à La Défense. Si tous ces recours ne sont pas suspensifs, le promoteur Hermitage devra trouver un accord avec l’ASL (l’Association Syndicale Libre) qui n’est à ce jour toujours pas signé. Les copropriétaires des résidences voisines des Damiers Champagne et Dauphiné avait obtenu du tribunal de grande instance de Nanterre le 13 octobre 2011 l’interdiction de démolir (Les Damiers Infra, Anjou et Bretagne) tant qu’un accord à l’unanimité avec l’ASL des Damiers n’a pas été trouvé.

Emin Iskenderov devrait tenir à la fin septembre une conférence de presse au cours de laquelle il précisera les prochaines grandes étapes du projet et le calendrier réajusté de l’opération.