La Défense a plus la cote que la City. A défaut d’avoir vu déferler des milliers de banquiers de Londres vers Paris, la capitale française a su séduire d’avantage les investisseurs étrangers dans le secteur de l’immobilier au cours du troisième trimestre.

Selon la dernière étude trimestrielle du conseil en immobilier CBRE, publiée le 8 novembre dernier, la capitale française, jusqu’alors seconde du classement européen vient de détrôner pour la première fois la ville britannique qui prend la deuxième place du podium.

Au troisième trimestre 2019, la masse de capitaux étrangers investis dans la capitale a bondi de 44 % par rapport à la même période l’an passé. Depuis le début de l’année, ce volume s’est étoffé de 16 % par rapport à 2018. Paris et La Défense plaît désormais aux investisseurs étrangers, tout comme le reste du territoire.

Les sud-coréens ont investi en masse

« L’investissement immobilier européen reste solide. L’absence de stocks et les incertitudes entourant le Brexit sur le marché britannique retardent la prise de décision. Toutefois, le marché est liquide avec d’importants volumes de capitaux disponibles et prêts à se déployer. Conformément aux politiques de baisse des taux des banques centrales et l’appétit alors renforcé sur l’immobilier, nous constatons une nouvelle compression des rendements dans tous les secteurs, à l’exception du retail », explique le directeur exécutif investissements de CBRE France, Nicolas Verdillon.

Les investisseurs asiatiques ont dominé le marché français avec une part de 17,5 % sur les transactions. Et ce sont plus particulièrement les fonds sud-coréens qui ont été à l’origine des mégas transactions de La Défense comme celle en juillet dernier de la tour Majunga pour 850 millions d’euros, de la tour CBX pour 450 millions d’euros et celle en septembre des 49 % de la tour Eqho. Au cours de cette année 2019, les sud-coréens auront acheté en France plus de quatre milliards d’euros d’immobilier tertiaire.

Également très présents dans l’investissement immobilier les singapouriens, via le fonds GIC ont acquis au cours de l’été pour 850 millions d’euros l’iconique tour EDF. Et après la Corée du Sud et Singapour, ce sont désormais les japonais qui seraient intéressés selon Nicolas Verdillon par le développement des projets issus du Grand Paris Express.