Elle avait été déportée avec sa famille à Auschwitz, où elle est morte, à l’âge de 16 ans. Louise Pikovsky, cette jeune adolescente déportée par l’État français pendant la Seconde Guerre mondiale, parce que elle était juive aura désormais son nom gravé dans le quartier d’affaires. Le conseil municipal de Courbevoie a voté lors de sa dernière séance le choix de donner à la nouvelle place de la tour Trinity, futur siège de son propriétaire Unibail-Rodamco-Westield le nom de cette victime de la barbarie Nazie.

Durant l’été 1942, Louise correspond avec Mme Malingrey, l’une de ses enseignantes au lycée Jean de la Fontaine de Paris. Celle-ci, éminente spécialiste de grec ancien, échange avec son élève de 14 ans seulement, ayant décelé les impressionnantes capacités intellectuelles de Louise Pikovsky. Deux ans plus tard, le  Les échanges entre Louise et son enseignante ne sont découverts que sept décennies plus tard, en 2010 par une professeure du lycée dans une armoire. La journaliste de France 24, Stéphanie Trouillard va alors réaliser un documentaire sur la vie de cette jeune-fille qui lui vaut le prix Chaffanjon.

Aménagée au socle du building cette placette vient recouvrir la bretelle d’accès vers le tunnel de Nanterre – La Défense (A14). A son ouverture aux piétons dans peu de temps elle permettra de tisser un nouveau lien entre l’arrière du Cnit et le quartier Coupole-Regnault. Un restaurant construit dans le cadre du projet de la tour Trinity viendra agrémenter l’espace.

Si La Défense a historiquement toujours eu des noms masculins pour ses places, passages et rues, les choses ont changé ces dernières années. A l’été 2017 l’établissement Paris La Défense et la ville de Courbevoie avaient décidé de donner huit noms de femmes comme Annette Kellerman, Frida Kahlo, Zaha Hadid ou Marie Marvingt à des placettes du boulevard circulaire.