Le minéral s’efface tout doucement à La Défense pour laisser place à de la verdure. Trois ans après avoir verdi la place Basse sur l’esplanade de La Défense, puis quelques mois après le déploiement d’un écrin de verdure d’un millier de mètres carrés le long de l’axe historique, le végétal poursuit sa conquête.

Paris La Défense, l’établissement en charge de l’aménagement et la gestion du quartier d’affaires a lancé cette semaine avec Botanica, son prestataire, la nouvelle phase de son projet « Le Parc ». Baptisé « Nouveaux paysages », l’établissement public va créer sur un ancien terrain en terre battue un îlot forestier de 960 mètres carrés où seront plantés fleurs et fougères, le tout tapissé d’un sol écologique en copeaux de bois.

Cette nouvelle étape prévoit la création de deux îlots forestiers de 960 mètres carrés – DR

Cette installation, qui ne nécessite aucun travail lourd, est « le prochain avatar de la Mise en Parc », le programme de transformation progressive de l’esplanade, détaille Paris La Défense. « Nouveaux Paysages est un dispositif expérimental prévu sur un cycle de trois ans, explique Marion Denis, Chef de projet à Paris La Défense. Sol perméable, parterres de fleurs, des couleurs et des odeurs végétales… Nous souhaitons inviter les publics à déambuler dans des paysages réellement insolites pour un quartier d’affaires ». Le premier des deux îlots séparés par la dalle en béton sera réalisé de la fin mai à juin. Le second sera traité à la suite pour une livraison cet été. Les nouvelles essences de végétaux seront ensuite plantées à l’automne.

Si ces deux terrains en terre battue très prisés par les amateurs de pétanque vont être transformés, Paris La Défense assure que d’autres -situés le long de l’esplanade- seront en revanche conservés pour les joueurs de boules.

La prochaine étape de ce dispositif de reconquête végétale de l’esplanade passera par la réalisation l’année prochaine de plusieurs installations paysagères hors sol. A terme, Le Parc ce sera quelques sept hectares de pelouses et végétations qui viendront tapisser la dalle, s’étalant sur 600 mètres entre le bassin Takis et la Fontaine Agam.