C’est le nouveau combat que s’est approprié Paris La Défense : la lutte contre le gaspillage alimentaire dans les restaurants d’entreprises. L’établissement public en charge de l’aménagement et la gestion du quartier d’affaires a dévoilé les résultats d’une enquête sur le gaspillage en restauration collective d’entreprise et a annoncé par la même occasion l’adhésion de dix nouvelles entreprises à l’association La Défense des Aliments.

Selon une enquête menée fin septembre auprès de 400 salariés de La Défense, 71 % des votants se disent prêts à changer leurs habitudes pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans les restaurants d’entreprises.

Alors que 61 % des salariés disent être conscients d’occasionner du gaspillage alimentaire lorsqu’ils déjeunent dans leur restaurant d’entreprise, ceux-ci se montrent également prêts à modifier leurs habitudes afin de limiter les quantités jetées. Ce sondage révèle que 75 % des salariés affirment être prêts à payer leur pain dans leur restaurant d’entreprise, 90 %  sont enclins à prévenir leur restaurant d’entreprise la veille de leur présence, 86 %  accepteraient d’avoir un choix plus limité au menu en fin de service et 43 % se disent prêts à acheter auprès de leur restaurant d’entreprise, certains plats invendus pour les emporter.

« Je fais attention à ne pas laisser trop de nourriture sur mon plateau »

Une lutte contre le gaspillage qui convainc donc les salariés du quartier. « Je fais attention à ne pas laisser trop de nourriture sur mon plateau et ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre, confie Corine, une salariée d’Enedis, l’une des société, membre de l’association. Mais quant à l’éventualité de pouvoir ramener son repas chez elle le soir, elle ne semble pas emballée tout comme son collègue Didier. « Ce n’est pas très pratique dans les transports en commun », rajoute-t-il.

Faire payer les petits pains, souvent distribués gratuitement semble donc ne pas déranger. « Si on prend plusieurs pains pour les jeter c’est de la bêtise et en plus on perdrait de l’argent. Donc si ça peut éviter le gaspillage, ok », explique Wilkeson, un salarié devant sa tour Cœur Défense.

Lancée en novembre 2018 cette association qui réunit seize membres, dont cinq fondateurs (Allianz, Arpège, Eurest, Mazars et Suez) s’est récemment agrandie de dix nouvelles entreprises adhérentes.

L’objectif pour ces membres qui sont à la fois des entreprises du quartier et des restaurateurs collectifs est de lutter au maximum contre le gaspillage alimentaire quotidien grâce à une série de mesures telles que le don et le déploiement de nouvelles solutions afin de réduire le gaspillage en restauration collective.

« Cette enquête confirme notre intuition : les salariés du territoire sont prêts, individuellement, à se mobiliser pour lutter contre le gaspillage alimentaire. C’est à la fois un indicateur des prises de conscience individuelles sur ce sujet, mais aussi le reflet du travail des 16 entreprises du territoire mobilisées au sein de l’association La Défense des aliments », explique dans un communiqué Marie-Célie Guillaume, la directrice de Paris La Défense.