Paris La Défense ne veut plus voir de gaspillage alimentaire dans les restos d’entreprises

Cinq grandes entreprises du quartier d’affaires viennent de signer une charte pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans la restauration collective.

Cinq grandes entreprises de La Défense viennent de signer une charte pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans la restauration collective du quartier - Defense-92.fr

Faire en sorte que les poubelles ne débordent plus après l’heure du repas. Fondée à l’été 2018 par l’établissement public Paris La Défense (PLD) et Suez, l’association de Loi 1901 « La Défense des Aliments » a pour ambition de lutter contre le gaspillage alimentaire dans les restaurants d’entreprises du quartier d’affaires.

Rassemblant déjà cinq entreprises (Allianz France, Arpège, Eurest, Mazars et Suez), cette association soutenue par la Direction Régionale Interdépartementale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt d’Île-de-France (DRIAAF), et de l’Ademe va dans un premier temps réaliser un diagnostic sur le gaspillage alimentaire en restauration collective sur le territoire.

Cette démarche a pour objectif de s’inscrire dans la logique des circuits courts et de la réduction des déchets que souhaite développer l’établissement public. Cet audit porte pour l’instant sur cinq tours du quartier : Allianz One, Égée, Exaltis, Grande Arche et CB 21, qui est pour cette dernière le siège de Suez.

« La lutte contre le gaspillage alimentaire est un enjeu de société qui prend tout son sens à l’échelle d’un territoire tel que le nôtre. En tant qu’établissement public, Paris La Défense doit jouer un rôle moteur et fédérateur dans le développement de ce genre d’initiative et ainsi prendre sa part de responsabilité sur les sujets environnementaux et sociétaux », explique dans un communiqué Marie-Célie Guillaume, la directrice générale de Paris La Défense.

« Développer une méthodologie de mesure commune du gaspillage alimentaire, partager des retours d’expériences et lever des freins pour favoriser de nouvelles pratiques peut paraître une démarche ambitieuse. Mais nous sommes très fiers d’avoir dépassé les intérêts propres à chaque entreprise au profit de ce projet collectif car c’est en unissant nos forces et en étant innovants que notre impact sera plus fort pour un changement de comportement dans la durée », confie quant à elle Martine Baruch, la présidente de l’association et responsable RSE chez Allianz France.

Les conclusions de l’étude qui sont attendues pour mars prochain devront permettre d’identifier des solutions pour limiter le gaspillage alimentaire, en amont et en aval de la chaîne de restauration avec des solutions logistiques et de partage des coûts, la redistribution des invendus via des projets solidaires avec des associations partenaires et la sensibilisation des différents acteurs du territoire. Cette conclusion donnera lieu à la publication d’un livret de « bonnes pratiques » qui sera adressé aux entreprises basées à La Défense.