Édouard Philippe était attendu à La Défense, mais il n’est finalement pas venu. Le Premier ministre devait se rendre ce jeudi matin dans le quartier d’affaires pour inaugurer le nouveau siège de l’Autorité Bancaire Européenne (ABE ou EBA en anglais) qui vient de quitter début juin le Royaume-Uni. L’inauguration s’est donc faite sans lui avec la présence notamment de François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France.

Née en 2011 après la grande crise financière de 2008 cette autorité européenne était jusqu’alors installée à Londres, dans le quartier de Canary Wharf au sein de la tour One Canada Square. Mais le vote du Brexit en juin 2016 a contraint cette agence à quitter l’Angleterre pour s’exiler sur le continent. Le choix de la capitale française avait alors été retenu à la fin de l’année 2017 face à Francfort, Dublin, Luxembourg, Bruxelles, Varsovie et Vienne lors d’un scrutin des 27 états membres. Et c’est au lendemain du 14 juillet 2018, que l’ABE avait choisi La Défense et sa tour Europlaza pour trouver refuge. Les quelques 200 salariés de l’agence occupent désormais quatre étages, soit environ 5 000 mètres carrés dans ce building propriété de la foncière CeGeReal.

L’agence qui emploie des juristes, des spécialistes sur les questions bancaires,… a pour rôle de rédiger, pour le secteur bancaire, des règles communes pour tous les états membres de l’UE et de veiller à la protection des consommateurs de produits bancaires.

Une école européenne en septembre prochain

Pour accompagner l’arrivée de l’ABE et de son personnel mais aussi de possibles banquiers contraints de devoir débarquer en France, va s’ouvrir à la rentrée prochaine une école européenne non de là. Cette future école qu’Édouard Philippe aurait également dû visiter va finalement prendre la place du centre de loisirs du Val Caron, rue Eugène Caron à Courbevoie.

Cette école sera destinée aux enfants des personnels de la Communauté européenne ou des diplomates ayant fait leur scolarité dans un autre système scolaire que le système français. Elle proposera un enseignement européen plurilingue et multiculturel de la maternelle au lycée. L’école recevra vingt-quatre élèves en maternelle, quarante-quatre en élémentaire, soixante au niveau collège (6e et 5e) et une trentaine en lycée (classe de seconde).