La banque française va couper dans ses effectifs. Évoqué en février dernier, la Société Générale a confirmé ce lundi aux organisations syndicales qu’elle allait supprimer pas moins de 1 600 emplois dans le monde dont environ 750 en France, notamment dans sa banque de financement et d’investissement (BFI). Surnommée « la banque de La Défense », du fait de l’implantation de son siège dans le quartier d’affaires, la Société Générale va supprimer environ 500 postes dans la BFI et 171 dans son activité de banque de détail et de services financiers internationaux, d’après la CFDT et la CGT.

Ces suppressions de postes doivent se faire dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective (RCC), c’est-à-dire via des départs volontaires, a indiqué à l’AFP Khalid Bel Hadaoui, de la CFDT Société Générale.

La banque compte toutefois continuer à se développer et à investir dans des activités rentables comme celles des financements structurés, des produits structurés (les dérivés actions), la gestion passive de sa filiale Lyxor ou encore les paiements et la banque privée en France.

« Depuis début février, nous avons engagé une revue de l’ensemble de nos activités de la BFI, notre objectif étant de restaurer une rentabilité suffisante, au-delà du coût de capital », a déclaré à Reuters Séverin Cabannes, directeur général délégué de la Société générale en charge de la banque de grande clientèle et solutions investisseurs (GBIS). « Nous maintenons notre politique de départs volontaires. Dans ce plan, il n’y aura pas de départs contraints », a-t-il précisé lors d’une interview téléphonique.

Depuis 2015 la « SocGen » a engagé un vaste plan de transformation de sa banque de détail en France afin de préserver sa rentabilité tout en répondant à l’évolution numérique du secteur et des usages de sa clientèle. Pour la période 2015 à 2020, la banque française avait déjà annoncé la suppression de près de 3 500 postes et la fermeture d’environ 500 agences dont celle du quartier Boieldieu à La Défense.