Alors que beaucoup faisaient la fête, à Puteaux on n’a pas chômé pour la Saint-Sylvestre. La seconde travée de la future passerelle de Puteaux qui reliera les berges de Puteaux à son île a été posée dans la nuit du 31 décembre. La première qui surplombe la RD 7 avait elle été installé mi-décembre. Profitant d’une faible présence des péniches sur la Seine en cette période de fêtes, les ouvriers, du chantier qui a débuté en mars 2018, ont eu comme mission de placer cet impressionnant élément métallique d’une longueur de 110 mètres pour une largeur de neuf mètres représentant un poids de 400 tonnes. Avant d’être installé par de puissants vérins intégrés à une barge sur ses piliers, le plateau a dû être acheminé le 28 décembre dernier de Gennevilliers.

La structure principale de la passerelle de Puteaux sera en métal laqué blanc, les gardes-corps seront en verre et les escaliers sont composés de platelage en bois, précise la ville de Puteaux qui promet « un éclairage fonctionnel des cheminements assurés par des luminaires insérés dans la main courante et par deux colonnes lumineuses à l’entrée côté île ». Un éclairage de mise en valeur sera assuré par un ruban LED inséré dans la structure de la passerelle pour souligner l’ouvrage d’un trait de lumière ainsi que par des projecteurs éclairant la sous-face.

Imaginée et conçue par un groupement composé des sociétés AEI, Progexial, Paysage et territoires et AE75, le coût de cette passerelle est chiffré à 8,5 millions d’euros. Une somme à laquelle s’ajouteront les 700 000 euros pour la mise en lumière de l’édifice, seul ouvrage de ce type dans le nord du département.

Si l’équipement sera accessible aux Personnes à Mobilités Réduites (PMR), les cyclistes ne pourront en revanche pas pédaler et devront marcher à côté de leur vélo. Un regret pour l’opposant Christophe Grebert qui aurait préféré qu’une piste cyclable y soit installée. L’opposant a aussi critiqué l’emplacement de cette passerelle, allée Guibert, au pied de l’immeuble Bolloré plutôt que la rue Godefroy. Mais cette seconde option avait été rejeté par la ville qui évoquait des contraintes techniques et un surcoût du projet d’environ 10 millions d’euros.

Les passants devront toutefois être encore patients pour traverser la Seine et les quatre voies de la RD 7 à cet endroit puisque la mise en service de l’équipement n’est programmée que pour la fin de l’été 2019.