Après des mois de travaux elle est enfin ouverte. Voulu par l’opposition et réalisé par la majorité, la nouvelle liaison douce pour relier les berges de Puteaux à son île a été inaugurée ce dimanche en marge de l’opération « Quais Libres » par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la maire de Puteaux ; Patrick Devedjian, le président des Hauts-de-Seine et de Paris La Défense mais aussi par la députée Constance Le Grip.

Baptisée la passerelle « François Coty » en hommage au père de la parfumerie moderne qui a eu au début du XXème siècle une usine sur l’île de Puteaux, cet ouvrage est fait d’acier, de bois et de verre. Long de 145 mètres et large de neuf mètres il est située à 420 mètres du pont de Puteaux et environ 770 mètres de celui de Neuilly. Il s’ancre à quelques pas de la tour Bolloré pour enjamber le quai Dion Bouton et la Seine avant d’arriver devant le complexe sportif de l’île.

L’ouvrage au coût évalué entre 8,5 et 10 millions d’euros a été financé par la ville et la Métropole du Grand Paris mais surtout par le département des Hauts-de-Seine qui y a contribué à hauteur de 70 %. Il a été imaginée par le cabinet d’architecture AEI, entouré de Coredia, Paysage et territoires, Progexial et AE75.

La passerelle François Coty semble faire le bonheur des habitants de Puteaux venus l’arpenter pour la première fois. « Ça fait neuf ans que j’habite à Puteaux et que j’attends cette passerelle, se réjouit François. Je vais sur l’île presque quotidiennement pour faire du sport ou promener mon chien. Et avant, traverser par le pont de Puteaux c’était très bruyant et assez dangereux en vélo sauf à prendre les trottoirs mais là on gênait les piétons ».

Mais à peine inaugurée premier petit couac pour la passerelle. Au bout de quatre heures l’ascenseur du quai Dion Bouton est tombé en panne. Un accroc que l’opposant Christophe Grebert qui avait lancé il y a déjà pas mal d’années l’idée de cette liaison, a raillé sur Twitter tout comme l’absence d’une pente douce pour gravir en vélo (ou en fauteuil roulant ou poussette) les marches de l’ouvrage.

La passerelle « François Coty » est faite d’acier, de bois et de verre – Defense-92.fr