Il n’en reste désormais plus que deux. A en croire la petite affichette la réouverture du bureau de Poste de la gare de La Défense c’est pour bientôt. La fermeture provisoire doit prendre fin le 29 mars. Mais contrairement à ce qu’indique l’écriteau le bureau ne réouvrira jamais. La direction de La Poste vient de confirmer la fermeture définitive de cette agence qui avait remplacé celle du square des Corolles au début des années 2000.

La fermeture en septembre dernier qui n’était à l’origine que temporaire aura été à de multiples reprises prolongée jusqu’à ce que la direction de l’entreprise prenne cette décision que craignait le syndicat FO de La Poste. « Il y avait un problème d’effectifs avec beaucoup d’absences et de fil en aiguille la fermeture définitive a été décidée », se désole Cyril Leroy, responsable FO à la Poste pour les Hauts-de-Seine.

Comme pour la fermeture du bureau de Poste du Faubourg de l’Arche en octobre dernier, la direction de l’entreprise justifie cette décision en raison d’une baisse continue de la fréquentation de ce bureau de poste de près de 12 % sur un an entre les mois de septembre 2017 et 2018. « Il y a peut-être une baisse de fréquentation, comme dans tous les bureaux. Mais cela est dû au fait qu’on incite les agents à externaliser les opérations en poussant les clients à les effectuer sur les automates », estime Cyril Leroy qui assure que ce bureau recevait quelques 600 clients par jour.

Si la direction assure que ce bureau ouvert au début des années 2000 ne proposait pas de retrait des lettres recommandées ni des colis et pas de conseil bancaire (mais seulement des opérations), pour Cyril Leroy ce bureau « rendait service à énormément de gens ».

« On veut que le bureau réouvre avec des moyens humains »

« La direction du 92 a volontairement cassé la fréquentation de ce bureau en le fermant depuis le mois de septembre et en empêchant volontairement sa réouverture. Cette fermeture est scandaleuse ! On veut que le bureau réouvre avec des moyens humains », martèle Cyril Leroy qui a lancé avec ses collègues une pétition ayant déjà reçu plus de 150 signatures de clients. Et le syndicat ne compte pas en rester là et promet de mener des actions pour faire revenir la direction de l’entreprise sur sa décision.

Car depuis la fermeture du bureau de la gare de La Défense, il ne reste plus que deux bureaux dans le quartier d’affaires : celui des 4 Temps et celui du Cnit. Cette disparition progressive des bureaux inquiète FO. « Les agents du bureau des 4 Temps ont maintenant des conditions de travail difficiles ». Un argument que réfute la direction qui explique que les équipes des bureaux des 4 Temps et du Cnit ont depuis été renforcées avec un « parcours clients optimisé » et l’ajout nouveaux automates qui seront bientôt installés.

Et l’entreprise qui indique compter à ce jour dans le département des Hauts-de-Seine 120 points de services dont 85 bureaux de poste, 32 Poste Relais Commerçant et trois agences communales affirme avoir ouvert treize points de contact supplémentaires depuis 2015.