Le prolongement du RER E vers l’ouest retardé de deux ans

La mise en service du prolongement du RER E vers Mantes la Jolie avec la création des gares de Porte Maillot, La Défense et Nanterre la Folie est repoussée de deux ans.

La future gare de La Défense du RER E - DR

Mauvaise nouvelle pour les franciliens. Alors que le syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) a validé ce mercredi 13 juillet le plan de financement du prolongement du RER E (Eole) vers Mantes-la-Jolie (Yvelines), l’autorité a indiqué un retard de deux ans de la mise en service du projet dont le coût a été revu à la hausse.

L’ouverture de la ligne prolongée était jusqu’à présent prévue pour 2020 jusqu’à Nanterre, et 2022 jusqu’à Mantes-la-Jolie. Le nouveau calendrier table désormais sur une mise en service en 2022 et 2024. Un retard qui s’explique par le plan de financement du dossier “il aurait dû être signé à l’été 2014”, a confié à l’AFP un porte-parole du Stif pour justifier ce report.

Un prolongement désormais chiffré à 3,8 milliard d’euros

Le projet de prolongement d’Eole vers l’ouest parisien –dont les premiers travaux ont débuté à La Défense il y a quelques mois– prévoit de relier la gare Saint-Lazare, l’actuel terminus à Mantes-la-Jolie, via notamment la construction d’un tunnel de huit kilomètres intégrant les gares de Porte Maillot et La Défense (sous le Cnit) et la gare de la Nanterre La Folie à son embouchure. Entre Nanterre et le futur terminus de Mantes-la-Jolie, la SNCF qui porte le projet va réaménager 47 kilomètres de l’actuelle ligne J et des gares existantes.

Le coût du projet qui est désormais chiffré à 3,8 milliards d’euros, contre 3,5 milliards d’euros en début d’année sera supporté par l’Etat (460 millions d’euros), la région Ile-de-France (1,060 milliard d’euros), le département des Yvelines (200 millions d’euros), le département des Hauts-de-Seine (150 millions d’euros), la ville de Paris (130 millions d’euros), le Stif (81 millions d’euros), la Société du Grand Paris (1,478 milliard d’euros) et la SNCF Réseau (250 millions d’euros).

A ce montant viendra s’ajouter l’acquisition de 125 nouvelles rames à deux étages (RERNG) pour remplacer les MI2N actuellement en circulation depuis l’ouverture de la ligne en 1999. Le montant de ce marché dont une consultation est en cours représentera un investissement de deux milliards d’euros.