Le préfet d’Ile-de-France bloque le projet du futur siège de Total

Dans un courrier adressé à la maire de Puteaux, le préfet d’Ile-de-France, Michel Cadot a exprimé son refus de voir se construire le futur siège de Total porté par l’assureur Groupama.

La tour The Link accueillera le siège de Total dès 2022 - PCA-STREAM / Philippe Chiambaretta

Déjà les premières embuches pour les tours The Link, le projet porté par Groupama qui doit accueillir dans les prochaines années le nouveau siège de Total. Selon une information du journal Les Echos, le préfet de région Michel Cadot a, dans une lettre adressée le 3 janvier dernier à la maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud avec copie à plusieurs personnalités de la région, exprimé de vives réserves sur ce projet dont le permis est en cours d’instruction.

Avec une surface de 125 000 mètres carrés répartis sur deux tours de 52 et 35 étages reliés par des passerelles, le projet, selon le préfet quadruplerait les surfaces d’activité sur ce site qui devrait dans cinq ans compter 27 % de logements et 73 % de bureaux. Le haut fonctionnaire souhaiterait plusieurs milliers de mètres carrés de logement en compensation à ce projet. Michel Cadot avance aussi dans sa lettre la saturation de la station toute proche Esplanade de La Défense sur la ligne 1 du métro.

Un blocage qui inquiète les élus dont Patrick Devedjian, le président des Hauts-de-Seine qui voit là d’après le quotidien économique « un message mortel adressé au marché » en plein brexit et à un moins d’un mois du Mipim, le marché international des professionnels de l’immobilier.

Et il n’y a pas que le projet de The Link qui est empêtré dans un obstacle. L’ancien président des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian s’agace aussi du blocage de la préfecture de région qui n’a toujours pas désigné la personnalité représentant l’Etat au conseil d’administration de Paris La Défense, le nouvel établissement entré en service le 1er janvier dernier pour remplacer Defacto et l’Epadesa. « Le conseil d’administration ne peut pas se réunir alors que nous sommes engagés à investir 360 millions d’euros en dix ans, dont une cinquantaine de millions tout de suite », confie le patron du département, désormais majoritaire dans ce même conseil.