Le métro du Grand Paris n’est pas prêt de passer sous les tours de La Défense. Promise dans un premier temps pour 2025, puis 2027 et pour 2030 actuellement, la mise en service de la ligne 15 ouest (Pont de Sèvres à Saint-Denis) du Grand Paris Express (GPE) pourrait de nouveau prendre du retard. Et celui-là risque d’être colossal. Dans son édition du 27 février, Le Canard Enchaîné rapporte les propos du nouveau patron du Grand Paris Express, Thierry Dallard, qui a affirmé devant son conseil de surveillance que la partie ouest du GPE qui passera par La Défense ne pourra être ouverte qu’en 2035, voire 2040.

La raison serait dûe à la complexité de construire la station de La Défense, sous le centre commercial des 4 Temps et ses parkings, sans le fermer. La gare doit en effet prendre en grande partie l’emplacement d’une « boîte » en béton surnommée la « gare fantôme » qui devait initialement accueillir le terminus la ligne 1 du métro dans les années 80-90.

Deux-cents mois pour contribuer en gare 

Pour construire la station et ses accès il faudrait « deux-cents mois », soit 17 ans de travaux… Ce délai incroyablement long, équivaut à presque trois fois celui qui a servi à construire le tunnel sous la Manche.

Une justification de retard (qui à ce stade n’en n’est plus un) qui a doit quoi surprendre puisqu’en ce moment même la construction de la future gare de La Défense d’Eole sous le Cnit utilise une technique similaire à celle prévue pour le GPE. Et le délai de construction de cette gare cathédrale n’est que d’environ six ans.

Mais il n’y a pas que le calendrier qui dérape complètement. Le budget du projet global a complètement explosé passant de 19 à 35 milliards d’euros relate le Canard.