Patrick Devedjian toujours vent debout contre la disparition de son département

Comme dans tous les départements de l’Ile-de-France, les Hauts-de-Seine ont tourné au ralenti ce mercredi. En cause une gronde contre le projet du gouvernement de supprimer les départements de la petite couronne.

Plusieurs conseillers départementaux se sont réunis ce mercredi avec Patrick Devedjian pour protester contre le projet de suppression des départements de la petite couronne - CD92/Olivier Ravoire

« Le ciel a décidé de concourir à notre revendication », s’est amusé ce mercredi matin, Patrick Devedjian, le président LR des Hauts-de-Seine, à l’occasion de la journée « Sans département » organisée le 7 février afin de protester contre le projet du gouvernement de supprimer les départements de la Petite couronne (Hauts-de-Seine, Val de Marne et Seine Saint-Denis).

Des intempéries tombées à pic pour le président des Hauts-de-Seine. « Je félicite les services du département qui ont fait exactement le contraire de ce qui était prévu (la grève durant une journée, ndlr) et à juste raison, en se mobilisant au contraire, pour aller au secours des usagers de la route », s’est exprimé le chef du 92 devant plusieurs élus, précisant que 4 000 tonnes de sel ont été déversées dans tous le département durant cette nuit. « Toutes les voiries du département ont été traitées et la population a pu constater ce à quoi sert un département », a-t-il souligné.

Une journée « Sans département », qu’ironise le maire de Nanterre, Patrick Jarry (Gauche Citoyenne) et également conseiller de l’opposition du département. « Evidemment, la suppression d’un échelon local entraîne toujours un recul des services publics. S’agissant des Départements, chargés de l’action sociale et de la solidarité, le projet est d’autant plus inquiétant et la mobilisation pour les défendre, légitime », explique-t-il dans un communiqué avant de tacler son homologue. « Mais venant des ténors de la droite des Hauts-de-Seine, l’appel à la mobilisation est peu crédible. Ceux qui aujourd’hui protestent contre la disparition des Départements sont ceux qui, durant des années, ont défendu l’idée qu’il fallait « alléger le mille-feuille territorial » : trop de collectivités, trop de fonctionnaires, trop de dépenses publiques. Monsieur Macron semble les avoir entendu et décide de supprimer leur fief… les voilà pris à leur propre piège ».

Avant d’enfoncer le clou « De même, la fusion à marche forcée des Hauts-de-Seine et des Yvelines que la droite impose aux habitants de notre département, tout en se gardant bien de la soumettre à consultation publique, accrédite les arguments de tous ceux qui pensent qu’il faut en finir avec les départements ».