Le maire de Nanterre s’offusque contre la possible nomination de Camille Bedin à la présidence de l’Epadesa

Patrick Jarry, le maire de Nanterre s'est offusqué dans un communiqué de sa possible éviction à la présidence de l'Epadesa au profit de Camille Bedin.

Camille Bedin en avril 2015 - Defense-92.fr

Nouvelle et dernière polémique à l’Epadesa ? A quelques mois de sa fusion avec Defacto pour former le nouvel établissement Paris La Défense, l’Epadesa suscite encore et toujours des remous. Cette nouvelle querelle vient une nouvelle fois de Patrick Jarry, le maire de Nanterre qui n’est autre que l’actuel président de l’aménageur. Si la disparition d’ici la fin de l’année de l’établissement public est désormais quasiment actée, l’édile de Nanterre ne digère pas sa possible éviction la semaine prochaine lors du conseil d’administration de l’Epadesa. Le maire devrait en effet être remplacé par son opposante, Camille Bedin, élue LR au département des Hauts-de-Seine

Dénonçant dans un communiqué une « tentative de coup force » Patrick Jarry ne mâche pas ses mots envers l’élue de droite. « Ce serait la première fois que cet établissement encore placé sous la tutelle de l’Etat serait présidé par une élue locale minoritaire, battue à toutes les élections dans sa propre ville, déclare t-il avant d’enfoncer le clou. Camille Bedin n’est ni maire d’une commune de La Défense, ni présidente du département ou de la région. Son élection à la présidence de l’Epadesa ne peut résulter que d’un arrangement entre amis. Quand on sait que Madame Bedin a obtenu 10 % au premier tour des dernières élections législatives à Nanterre, on mesure l’usurpation de cette nomination ».

Même si sa présidence ne durerait que quelques semaines le maire de Nanterre voit rouge. « Un tel choix ne ferait également que mettre en difficulté le travail de l’établissement public, en particulier dans la conduite de ses opérations d’aménagement à Nanterre. Car une élue minoritaire n’aurait aucune légitimité à prendre des décisions pour notre ville » poursuit Patrick Jarry avant d’ajouter : « Décidément, la droite dure des Hauts-de-Seine n’a tiré aucun enseignement du passé et continue de considérer l’Epadesa comme sa chasse gardée. Après avoir tenté il y a quelques années d’y mettre à sa tête le fils d’un président de la République (Jean Sarkozy, le fils de Nicolas Sarkozy en 2009, ndlr) avec le succès que l’on sait, voilà qu’elle essaie à présent d’y imposer de force l’une de ses représentantes les plus conservatrices. Ce que le suffrage universel refuse à madame Bedin, ce sont ses amis politiques qui s’apprêtent à le lui octroyer ».