Jean-Claude Gaillot prend la tête de l’Epadesa pour mener les fiançailles avec Defacto

L'Epadesa vient d'annoncer officiellement la nomination de Jean-Claude Gaillot comme nouveau directeur général pour succéder à Hugues Parant qui a récemment été écarté de ses fonctions.

Jean-Claude Gaillot a été nommé directeur de l'Epadesa - DR

Sa principale mission : fusionner l’Epadesa avec Defacto. Quelques jours après l’éviction d’Hugues Parant, l’Epadesa, l’aménageur de La Défense Seine-Arche vient de confirmer la nomination de Jean-Claude Gaillot comme nouveau directeur général.

Cet ingénieur des Ponts, des Eaux et des Forêts était jusque là le président du directoire de la SEM Energies Posit’IF, spécialisée dans la rénovation énergétique des copropriétés et de son financement en Ile-de-France, de 2013 à 2016. Il avait auparavant, et pendant quinze ans, occupé la fonction de directeur général adjoint à l’aménagement durable au conseil régional d’Ile-de-France. Chargé à ce titre des dossiers transports, aménagement et environnement, il a participé à l’élaboration du schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif), du plan de mobilisation des transports, du Grand Paris Express et des contrats de projets. De 1991 à 1998, il a été secrétaire général adjoint du groupe central des villes nouvelles.

Le nouvel établissement entrera finalement en fonction au cours du premier trimestre 2017

Jean-Claude Gaillot devra au cours des prochains mois mener à bien le mariage avec Defacto, le gestionnaire de La Défense qui sera finalement scellé au cours du premier trimestre 2017. La fusion des deux établissements de La Défense intégrée à la loi sur la métropole du Grand Paris voulue par le Premier ministre Manuel Valls, doit être votée officiellement par le parlement d’ici la fin de l’année.

Une fois en service, la nouvelle structure sera alors dans les mains des collectivités locales (villes de Puteaux, Courbevoie et Nanterre, département des Hauts-de-Seine, région Ile-de-France, Grand Paris) qui auront pour charge d’en assurer la gestion et le financement. L’Etat restera cependant présent au sein du conseil d’administration du nouvel établissement qui devrait prendre le nom de Paris La Défense, mais de façon minoritaire.

La décision du départ précipité de l’ancien DG avait été prise récemment par Emanuelle Cosse la ministre du Logement, tutelle de l’aménageur. Officiellement arrivé à l’issue de sa mission de trois ans, il s’était vu reprocher selon Le Parisien, par le cabinet de la ministre “son manque d’empressement à fournir les documents ou informations réclamés dans le cadre de la procédure de fusion des deux établissements”.