Un accélérateur de startups dans les bureaux de Paris La Défense

L’établissement public Paris La Défense a inauguré la semaine dernière S’lab, un accélérateur de startups installé au sein de ses locaux.

Pour cette première fournée, l’établissement a retenu cinq jeunes pépites (Mobiliwork, Mailoop, Geoide, Bazimo et Comeet) dont trois l’ont été lors de la dernière édition de Revotion@work - Defense-92.fr

Dans les locaux flambant neufs de Paris La Défense, le nouvel établissement public né au début de l’année de la fusion de Defacto (l’ex-gestionnaire) et l’Epadesa (l’ex-aménageur), les salariés de la nouvelle structure désormais en charge de chapeauter le quartier d’affaires sont entourés de startups innovantes depuis quelques semaines. L’établissement a inauguré jeudi dernier le S’lab, un accélérateur de startups s’articulant sur deux thématiques : le « Smart City » avec l’urbanisme et la ville de demain et « Future of Work », qui entend réinventer des modes de travail.

« Le S’lab a pour but d’aider les startups à s’exprimer, se développer et grandir sur un territoire d’expérimentation qui n’a pas vraiment d’égal, explique Florian Freyssenet, le responsable du S’lab en charge de direction de la transformation digitale chez Paris La Défense. Le but du jeu c’est de faire venir des startups qui ont un projet pour Paris La Défense avec lesquels on va pouvoir travailler sur nos thématiques ».

Pour cette première fournée, l’établissement a retenu cinq jeunes pépites (Mobiliwork, Mailoop, Geoide, Bazimo et Comeet) dont trois l’ont été lors de la dernière édition de Revolution@work. « Demain l’ambition est de mettre un comité de sélection », détaille Florian Freyssenet.

D’autres projets dans l’innovation pour Paris La Défense

Concrètement ce laboratoire d’expérimentation va permettre à ces entreprises de mener à bien leurs différents projets pour le quartier d’affaires avec une mise à disposition par l’établissement de la ressource territoriale et de la ressource de réseaux mais aussi d’espaces de travail à moindre coût au sein de ses bureaux.

Parmi elles se trouve Geoide, une jeune entreprise fondée en 2015 par Grégory Gille, qui s’est spécialisée dans la création de logiciels visant à sécuriser les villes. « Nous travaillons pour Paris La Défense sur les problématiques d’hypervision pour rationaliser les différentes informations qui vont remonter des 14 000 capteurs du quartier (bornes d’appels, vidéos surveillance,…, ndlr) en temps réel. Ce laboratoire nous permet d’avoir des liens privilégiés avec les gens de Paris La Défense pour les aider à développer leur vision de la Smart City avec des outils permettant d’augmenter leur efficacité dans le quartier », indique Jean-Philippe Morisseau, le directeur des opérations de Geoide.

En complément du S’lab et du programme de R&D en partenariat avec Efficacity, Paris La Défense explique porter « d’ambitieux projets d’innovation » afin de « concevoir un territoire smart et connecté, durable et résilient, équilibré et participatif ». Plusieurs expérimentations pilotes sur ces thèmes sont d’ores et déjà d’actualité avec notamment l’étude et le développement de nouvelles formes de mobilité, l’Hyperviseur des Systèmes d’Aide à l’Exploitation du site (HSAE) et le Building Information Modeling (BIM).