Brexit : Valls veut faire venir le siège de l’Autorité Bancaire Européenne à La Défense

Manuel Valls, le Premier ministre a dans un courrier envoyé à Patrick Devedjian, le président des Hauts-de-Seine assuré son soutien pour accueillir à La Défense l'Autorité Bancaire Européenne, actuellement installée à Londres.

Le quartier de La Défense depuis l'Arc de Triomphe en août 2016 - Defense-92.fr

Le siège de l’Autorité Bancaire Européenne (ABE) bientôt à La Défense ? C’est en tout cas la volonté du Premier Manuel Valls qui a affiché dans un courrier daté du 10 octobre dernier, son soutien à la candidature lancée par Patrick Devedjian (Les Républicains), le président des Hauts-de-Seine pour accueillir le gendarme européen des banques dans le quartier d’affaires, selon une information des Echos parue ce mercredi 19 octobre. L’ABE actuellement implantée à Londres va inévitablement devoir déménager d’Angleterre dans les prochains mois après le vote par les Anglais du Brexit, la sortie de leur pays de l’Union européenne.

Le chef du gouvernement estime selon le quotidien économique que cela “pourrait représenter un atout supplémentaire pour l’attractivité financière de Paris” et que “ce projet sera attentivement examiné pour déterminer la position du gouvernement français”.

“Nous n’aurons aucun problème à proposer rapidement des bureaux aux 159 salariés de l’ABE” estime de son côté Patrick Devedjian, qui s’apprête à prendre la présidence du nouvel établissement issu de la fusion entre Defacto et l’Epadesa.

Plusieurs villes sont également candidates

Cette candidature pour implanter l’ABE à La Défense intervient alors que le département des Hauts-de-Seine et Defacto, l’établissement en charge de la gestion du quartier ont lancé conjointement ce lundi une grande campagne baptisée “Tired of the fog ? Try the frogs” (“Marre du brouillard ? Essayez les grenouilles !”) pour attirer les entreprises étrangères actuellement basées au Royaume-Uni et qui pourraient quitter le pays suite au Brexit.

Mais toujours selon les Echos, La Défense aura un adversaire de taille : Francfort. La ville allemande abrite déjà la Banque centrale européenne (BCE), l’Autorité Européenne des assurances et pensions professionnelles, et le Comité Européen du risque systémique. Par ailleurs, Dublin, Vienne et Milan sont également sur les rangs.