La fin de semaine s’annonce compliquée. Très compliquée. C’est ce jeudi 5 décembre que doit débuter ce qui s’apparente déjà, à être l’un des mouvements sociaux les importants en France depuis 1995. Alors que les transports en commun devraient être très fortement perturbés dès ce jeudi à la SNCF et la RATP, les salariés de La Défense se préparent à vivre un mois de décembre noir.

Entre le recours au télétravail, la pose de RTT, l’option du co-voiturage ou encore l’usage du vélo, les alternatives sont nombreuses. « Je ne vais pas venir les premiers jours. Notre direction nous incite à faire du télétravail donc c’est ce que je vais faire. Après on verra », confie Nathalie une salariée du laboratoire pharmaceutique Teva utilisatrice du RER. Une option également choisie par Mathilde, collaboratrice d’un cabinet de conseil : « Je serai en télétravail le jeudi et vendredi. C’est mon entreprise qui me l’a conseillé ».

« Si je n’ai pas de RER je ferai du télétravail », explique pour sa part Laurent, employé de la Société Générale qui dit toutefois envisager de venir en vélo depuis son domicile à Saint-Germain-en-Laye. « Je viendrai en moto », lâche son collègue Thibaud, un parisien.

Si beaucoup de salariés du quartier d’affaires vont pouvoir recourir au télétravail, d’autres n’ont en revanche pas cette possibilité à l’image des vendeurs, restaurateurs, ouvriers ou agents de sécurité. « Je viendrai en voiture et je prendrai avec moi des collègues », indique Traoré, agent de sécurité incendie d’un immeuble de La Défense et habitant près de la Porte des Lilas. « Je vais venir à pied de la Garenne », commente cette vendeuse du Westfield Les 4 Temps habituée à prendre le tramway T2. « Il faut que je vienne travailler, si j’ai du retard tans pis. J’essaierai de venir en Uber ou trottinette », confie Steven, superviseur dans une autre boutique de vêtements du mall.