Grève surprise, fuite d’eau, incident technique, feuilles mortes : mercredi noir dans les transports en commun pour La Défense

Ce mercredi 23 novembre a été particulièrement chaotique dans les transports en commun sur la ligne 1 du métro, le RER A et sur la ligne L du Transilien.

Des usagers de la ligne L - Defense-92.fr

Journée noire dans les transports en commun en ce milieu de semaine. Ce mercredi 23 novembre aura été un jour particulièrement chaotique sur les différentes lignes qui desservent le quartier d’affaires de La Défense.

Les problèmes ont commencé dès le début du service peu avant 5 heures du matin sur la ligne 1 du métro. Des infiltrations d’eau venant d’une boutique de la gare de La Défense qui ont provoqué des court-circuits ont perturbé la ligne de métro contraignant la RATP à interrompre jusqu’à 10h30 la circulation des rames du terminus La Défense à Esplanade de La Défense.

Toujours dans la matinée les feuilles mortes tombées sur les rails ont de nouveaux joué des tours aux trains des lignes L et U du Transilien entrainant des retards suite aux problèmes d’adhérence.

Sur le RER A vers 15 heures le trafic a été perturbé entre La Défense et Cergy / Poissy à la suite d’un accident grave de voyageur.

Une grève surprise à cause d’une altercation verbale

Enfin la journée s’est terminée en apothéose pour les usagers du Transilien à Saint-Lazare (lignes L et J) avec une grève surprise. L’origine du conflit social soudain a débuté dans la matinée à Saint-Lazare lorsqu’un conducteur est pris à parti et insulté par un voyageur mécontent pour des raisons qui restent floues. Passant par là un cadre de la Sncf a alors pris la défense du passager en l’invitant à porter plainte.

Si l’histoire aurait pu en rester là , le comportement du cadre a passablement agacé le cheminot qui a décidé d’arrêter son travail. S’en sont alors mêlés la CGT et Sud Rail qui ont appelé l’ensemble des cheminots de Saint-Lazare à débrayer en début d’après-midi en soutien à leur collègue.

Un mouvement social qui a profondément énervé l’association d’usagers Plus de Trains qui parle sur sa page Facebook d’une situation “hallucinante”.

De son côté Fabio Ambrosio, membre du bureau Sud Rail de Saint-Lazare s’est défendu auprès de nos confrères du Parisien : “Nos conducteurs sont malheureusement habitués aux réactions désagréables de certains usagers mais ils ne se mettent généralement pas en grève pour une simple insulte. C’est vraiment l’intervention de ce cadre qui a envenimé la situation”.