Les transports en commun franciliens ne s’arrêteront pas. Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France a annoncé avoir trouvé « un accord historique » avec Jean Castex, le Premier ministre pour éponger la dette abyssale d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité des transports en commun de la région.

Les pertes causées par les grèves puis la crise du coronavirus pour l’année 2020 pour le système de transport francilien sont évaluées par l’Etat et IDFM à 2,6 milliards d’euros (1 milliard de pertes sur le versement mobilités et 1,6 milliard de pertes sur les recettes voyageurs).

Cet accord prévoit le versement par l’État à IDFM d’une subvention pour couvrir les pertes de versement mobilités (taxe versée par les employeurs de plus de onze salariés) dans le cadre des dispositifs prévus par la loi de finances rectificative adoptée au mois de juillet. Une avance de 425 millions d’euros a été versée à Île-de-France Mobilités le 7 septembre dernier. Par ailleurs l’État s’engage également à la compensation des pertes de recettes voyageurs par une avance remboursable à taux zéro d’un montant compris entre 1,1 et 1,4 milliard d’euros qui devra être inscrite dans une loi de finances rectificative en décembre  prochain. Un montant prévisionnel sera versé à Ile-de-France Mobilités en décembre 2020, ajusté en 2021 au regard des pertes réellement constatées. Le remboursement de l’avance se fera sur seize ans de manière « très progressive » grâce à la reprise du trafic et à la reprise économique post Covid.

En juillet dernier Valérie Pécresse avait lancé un cri l’alarme à l’État pour qu’il lui vienne en aide. La présidente de la région avait annoncé lors d’une conférence de presse ne plus être en mesure de payer les différents exploitants dont la SNCF et la RATP mais aussi de devoir stopper tous les investissements. A moins d’un an des élections régionales, Valérie Pécresse avait affirmé son refus de faire payer les usagers en augmentant le prix du Pass Navigo.

« Ce protocole global nous permet dès aujourd’hui de reprendre les versements à la RATP et la SNCF qui étaient suspendus depuis juillet et de poursuivre l’amélioration du réseau », s’est-elle réjouie.