Une course au pied des tours pour lutter contre le cancer des enfants. Une semaine après Vertigo, les salariés de La Défense étaient de nouveau appelés à chausser leurs baskets pour la bonne cause. L’association Imagine for Margo qui se bat contre les cancers des enfants a organisé ce vendredi 24 mai sur l’esplanade de La Défense sa course « Enfant sans cancer city ».

Pour cette seconde édition ce sont un millier de coureurs (le double par rapport à l’an passé) venus d’une petite quarantaine d’entreprises (Allianz, Orano, Auchan, KPMG, Mircrosoft, Technip,…) qui ont répondu à l’appel de l’association luttant contre les tumeurs cérébrales des enfants. Cette mobilisation a permis à Imagine for Margo de récolter 230 000 euros. « Un montant magnifique » pour Patricia Blanc, la présidente de l’association qu’elle a fondée avec son mari Olivier, après le décès en juin 2010 de sa fille Margaux à l’âge de 14 ans des suites d’une tumeur agressive au cerveau.

Chaque année en France ce sont 2 500 enfants et adolescents qui sont touchés par le cancer

L’association fondée en 2011 agit sur trois axes, explique Patricia Blanc. D’abord elle collecte des fonds pour financer des programmes innovants, plus spécifiques pour les enfants. Le second axe est consacré à la sensibilisation du public et des laboratoires pharmaceutiques mais aussi des parlementaires. Enfin elle vient en aide aux enfants et leurs familles pour améliorer leur quotidien à l’hôpital. Chaque année en France ce sont 2 500 enfants et adolescents qui sont touchés par le cancer. Si une grande partie des enfants guérissent ce sont tout de même 500 d’entre eux qui en meurent. « C’est la première cause de décès par maladie des enfants en France et en Europe », confie Patricia Blanc qui souhaite faire connaitre au plus grand nombre cette cause, peu connue de tous.

Pour cette course dont une grande boucle de 2,5 kilomètres avait été tracée tout le long de l’esplanade, les participants avaient le choix entre un format à 5 ou 10 kilomètres en courant ou en marchant. « Notre entreprise nous avait proposé de courir pour l’association et de collecter des fonds à travers notre réseau. C’est une cause qui m’a touché ; je ne cours pas 10 kilomètres tous les jours donc ça m’a fait d’autant plus plaisir de faire quelque chose d’utile », lâche Thibault, un salarié de HRS. « Je travaille chez AstraZeneca, un laboratoire pharmaceutique, donc c’est une cause d’autant plus que ça concerne les enfants », ajoute pour sa part Ethel.