Pour sa troisième édition à la Paris La Défense Arena, le Supercross qui s’est tenu ce samedi 9 et dimanche 10 novembre a fait le plein de spectateurs. Déjà vainqueur à deux reprises du Supercross de Paris en 2010 et 2013, l’américain Justin Barcia a signé un retour triomphant dans la capitale en devenant pour la troisième fois « King of Paris ». Placé dans les trois courses de cette seconde journée remportée par son compatriote Malcolm Stewart, Barcia a su ainsi s’imposer au cumul des deux jours devant Stewart et Dylan Ferrandis qui sauve l’honneur tricolore. Les résultats complets de l’édition 2019 du Supercross sont à retrouver ici.

Comme l’an dernier Franky Zapata devait volé dans la Paris La Défense Arena lors du show de présentation. Mais victime d’un problème technique avec son Flyboard Air il y a quelques semaines de cela, l’homme volant n’a pas eu le temps de réparer sa planche pour le Supercross.

Pour permettre ces deux jours de show c’est un véritable défi qui a été accompli pour métamorphoser la Paris La Défense Arena. Il aura fallu cinq jours aux organisateurs pour transformer la salle en une piste de Supercross de plus de 700 mètres de long avec des bosses, des virages, des obstacles et des rampes pour les sessions de freestyle. Après avoir construit un plancher de 11 000 mètres carrés en caillebottis de pvc recouverts de bâches étanches pour protéger la pelouse synthétique, une équipe de soixante-dix personnes a travaillé jour et nuit pour apporter et étaler 3 700 mètres cubes d’une terre spécifique stockée au même endroit d’une année sur l’autre.

Des camions ont effectué plus de 400 rotations pour apporter ces 11 000 tonnes de terre avec des horaires calculés pour ne pas gêner le trafic du quartier de La Défense aux heures de pointe. Dans l’enceinte, huit pelleteuses de quinze tonnes et deux pelleteuses de 40 tonnes, renforcées par quatre « bobcat » ont étalé la terre et formé les obstacles. Ce sont  les mains expertes des spécialistes de la construction de pistes de Supercross de Jean-Luc Fouchet et Cédric Lucas qui ont donné forme à ces matériaux. Pour démonter en une seule nuit ce sont une quarantaine de personnes qui ont été mobilisées afin de rendre l’enceinte multimodale dès ce lundi matin.

11 000 tonnes de terre ont été nécessaires pour construire la piste du Supercross – Defense-92.fr