Du rugby à la natation. Alors que la Paris La Défense Arena avait été sélectionnée pour accueillir les épreuves de gymnastique pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, la donne devrait changer. Contraint à devoir faire des économies sur l’organisation des Jeux, le bureau exécutif de Paris 2024 a avancé plusieurs pistes pour limiter au maximum la construction de sites temporaires.

L’un des changements les plus notables pourrait être l’abandon du Stade aquatique temporaire devant être édifié à Saint-Denis (93), non loin du Stade de France. C’est désormais la Paris La Défense Arena qui est pressentie pour accueillir les épreuves de natation des Jeux Olympiques mais aussi des Jeux Paralympiques alors qu’à l’origine elle devait recevoir la gymnastique, uniquement pour les Olympiades. Écartée de la Paris La Défense Arena la gymnastique irait à l’AccorHotels Arena de Paris.

Un choix qui peut de premier abord surprendre, mais avec ses quelques 30 000 places en tribunes, l’ex-U Arena, maison du club de rugby Racing 92 a un gros atout dans son sac. Si le choix est acté, la pelouse synthétique de l’enceinte multimodale devra céder sa place le temps des jeux à un bassin olympique provisoire. Une possibilité faisable puisque la Paris La Défense Arena a été, dès son origine prévue pour accueillir de lourdes charges, notamment pour des concerts ou autres événements comme le Supercross.

Pour l’instant rien n’a encore filtré sur le gain financier de ce transfert. Mais une chose semble sûre : la natation à La Défense serait plus économique que la structure aquatique de Saint-Denis chiffrée à 174,7 millions d’euros contre 113 millions d’euros pour le précédent budget.

Si avec ce nouveau plan les épreuves de natation se dérouleront à la Paris La Défense Arena, celles de la natation synchronisée et des plongeons sont conservés à Saint-Denis dans un bâtiment définitif à construire.

Toutes ces propositions de modifications suggérées par le bureau exécutif de Paris 2024 vont être discutées par les fédérations nationales et internationales et surtout avec le CIO. Et c’est d’ici la fin de l’année que la décision sera actée lors d’un conseil d’administration du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (Cojo).