Les Indignés passent leur première nuit à La Défense 

Les Indignés à La Défense

Pour ce deuxième jour d’occupation les Indignés étaient nettement moins nombreux que le premier jour, vendredi. Après la confiscation par les CRS et gendarmes mobiles de la trentaine de tentes vendredi vers 21h15, une petite quarantaine d’irréductibles ont dormi sur le parvis toute la nuit sous la pluie sans abri . Sur Twitter, une personne déclarait cette nuit que les forces de l’ordre avaient également pris aux campeurs des bâches et couvertures de survie. Le samedi 5 novembre 2011 pour la deuxième journée, quelques cent protestataires ont rejoint dans l’après-midi la quarantaine de campeurs, à l’appel d’un nouveau rendez-vous donné à 14h toujours devant la Grande Arche. De nombreux badaux venus faire leurs courses aux Quatre Temps et au CNIT, venaient observer le mouvement.

Toujours très nombreuses les forces de l’ordre gardent à l’œil les Indignés. Des barrages filtrants situés sur le haut du parvis fouillaient systématiquement les personnes pénétrant dans la zone avec des sacs interdisant également toutes tentes. Objectif : Décourager les Indignés sur place et ceux qui les rejoignent. La journée a été calme et aucun incident ne s’est produit contrairement à la veille; certains manifestants discutaient même avec des gendarmes et policiers.

Les Indignés réunis ont débattu –surtout entre gens convaincus- une grande partie de l’après-midi en formant des « groupes de travail » sur différents sujets comme le capitalisme, la dette, l’austérité,… Vers 1h du matin , dimanche une centaine d’Indignés étaient encore sur la place, et pour certains bien décidés à ne pas quitter le parvis pour une deuxième nuit à la belle étoile.

Aucune évacuation du campement précaire n’a été ordonnée; les Indignés de La Défense n’ont pour l’heure aucune protection contre les intempéries et sont équipés de quelques couvertures et d’ alimentation. Aucune précipitation n’est prévue pour la semaine, mais le froid pourrait contraindre certains à abandonner le terrain malgré leur déclaration de vouloir rester jusqu’à ce que que le système change…

Du côté de la police, pas question de laisser le terrain libre; une forte présence policière restera sur place jusqu’à ce que le mouvement se termine. » Le but est de ne laisser aucun campement s’installer sur le parvis, car une fois en place il est encore plus dur de déloger les Indignés », explique un policier.

 

[imagebrowser id=55]