Le soleil de plomb qui cognait sur la dalle de La Défense ce mardi n’a pas fait fondre leurs motivations. Alors que se tenait dans le socle de la Grande Arche le congrès des HLM, la Fédération du Droit au Logement (DAL) était bien décidée à se faire entendre auprès des acteurs du logement social en France.

Pendant quelques heures, près de soixante-dix membres du DAL ainsi que des mal-logés ont protesté pour dénoncer la baisse des APL qui entraine selon eux une diminution du financement des HLM.

« On est là pour dénoncer le fait que le gouvernement pioche allégrement sur les APL ce qui fait qu’il appauvrit les classes populaires qui ne sont déjà pas très riches. Et puis il pioche dans les caisses d’Action Logement », s’offusque le porte-parole du DAL, Jean-Baptiste Eyraud.

Et le DAL a sorti sa calculette. « Selon nos calculs, le tripatouillage des APL sur le dos des ‘premiers de corvée’ a permis au Gouvernement de faire une économie cumulée de 6,63 milliards d’euros depuis octobre 2017 », affirme le DAL qui détaille son calcul en précisant que trois milliards d’euros ont été « confisqués » aux locataires les plus pauvres et que les trois autres milliards l’ont été aux offices HLM. Et la nouvelle baisse de 1,2 milliard prévue en janvier prochain agace d’avance le DAL.

Un cri de colère qu’a entendu, Jean-Louis Dumont, le président de l’union sociale pour l’habitat : « Je viens les saluer et les entendre. J’aimerais que les pouvoirs publics actuels entendent leurs messages : cette demande forte pour des logements dignes, confortables et durables ».

Si la baisse des APL était dans la ligne de mire du DAL, l’association voulait aussi dénoncer par son action d’autres thèmes qui lui sont chers comme l’instauration d’un moratoire sur les expulsions pour les impayés, le respect de la loi DALO ou encore l’encadrement des loyers mais surtout la construction de 200 000 « vrais » logements sociaux.