Les agents de sécurité du privé appelés à se mettre en grève

L’intersyndicale Cgt, Cftc et Unsa a appelé tous les salariés de la branche sécurité privée à se mettre en grève à partir du 2 novembre prochain pour demander notamment une augmentation des salaires.

Un agent de sécurité - Defense-92.fr

A La Défense ils sont partout. Depuis la série d’attentats qui a frappé la France en 2015 et 2016, les agents de sécurités sont avec les forces de l’ordre, sur le qui-vive. L’intersyndicale formée par la Cgt, la Cftc et l’Unsa ont lancé un préavis de grève reconductible pour tous les salariés de la branche sécurité privée de toutes les entreprises du secteur à compter du 2 novembre prochain.

Avec ce mouvement les organisations syndicales entendent dénoncer « une augmentation de la charge de travail » mais aussi une exposition au risque qui s’est « aggravée » depuis 2015. « Bradés aux clients, exploités par les employeurs, les salariés de la prévention sécurité refusent de se laisser enfermer dans la précarité » peut-on lire sur une lettre ouverte signée par les trois syndicats qui dénonce des conditions de travail « dégradantes », la « pression permanente de la perte de son emploi » et le changement régulier d’employeur dans le cade de reprise de sites. Dans sa lettre l’intersyndicale rappelle que de nombreux salariés sont contraints de recourir à un second emploi pour subsister à leurs besoins.

Des augmentations de salaires et plus de transparence dans l’utilisation des subventions publiques

Les trois fédérations demandent aux entreprises du secteur qui emploie environ 150 000 personnes d’accorder une hausse générale immédiate de 10 % net des salaires ainsi que la transparence dans l’utilisation des subventions publiques et notamment des aides et exonérations accordées.

Si cette intersyndicale se veut menaçante expliquant que les salariés sont « excédés » et qu’ils vont « relever la tête pour le respect de leurs droit et vivre dignement de leur travail », il n’est pas sûr que le mouvement prenne. En effet bon nombre de salariés de cette corporation ne seraient pas prêts à perdre une ou plusieurs journées de salaire qui est généralement proche du Smic.