Le chantier des tours Hermitage va pouvoir débuter

Le promoteur Hermitage vient d'obtenir l'approbation des membres de l’ASL pour la signature d'un protocole qui permet de lever l’interdiction de démolir les Damiers qui pesait sur son projet de tours jumelles.

Le projet Hermitage Plaza - DR

Le chantier va pouvoir démarrer. Le projet des tours Hermitage Plaza, qui prévoit la construction en bordure de Seine à Courbevoie de deux immeubles hauts de 320 mètres ainsi que quatre petits bâtiments, vient de recevoir l’approbation à l’unanimité de ses voisins qui bloquaient jusqu’alors le lancement chantier, a annoncé ce mardi le promoteur Hermitage.

En octobre 2011 à la suite d’un référé les membres de l’ASL (Association de Syndicales Libre) du quartier des Saisons avaient obtenu l’interdiction de démolir les actuels bâtiments des Damiers Infra, Bretagne et Anjou où doit prendre place le projet Hermitage Plaza. Cette décision de justice était assortie d’une astreinte de 500 000 euros par infraction.

Les membres de cette association qui réunit plusieurs propriétaires d’immeubles voisins dont Allianz, Axa France Vie, Axa Conseil Vie, la SCI Tour First, le propriétaire de la future tour Alto ou encore les copropriétés résidentielles Damiers Champagne et Dauphiné ont définitivement entériné l’accord avec Hermitage le 30 mars dernier.

Une opération immobilière chiffrée à 2,8 milliards d’euros

« Il s’agit d’une étape majeure dans la construction des futures tours Hermitage Plaza, puisque cette approbation définitive (puisqu’à l’unanimité) va permettre de lancer les démolitions dès cette année 2017 » se réjouit le promoteur franco-russe dans un communiqué.

Annoncée en 2009, l’opération immobilière chiffrée à 2,8 milliards d’euros qui prévoit de nombreux logements haut- de-gamme, des bureaux, un hôtel ou encore un centre commercial, a fait l’objet de dizaines de procédures devant plusieurs juridictions civiles et administratives. L’une d’entre elles, concernant un recours contre les permis de construire, est toujours pendante devant la cour d’appel, mais elle n’est pas suspensive. Parmi ces procédures une partie provient de l’association d’habitants des Damiers voué à la destruction. Le relogement des quelques 250 familles locataires lancé en 2011 qui occupaient les trois bâtiments, n’est en revanche pas encore achevé. Il reste en effet à ce jour 19 locataires dans les Damiers Anjou et Bretagne. L’immeuble dit Infra est lui vidé de ses occupants depuis déjà quelques années. Et c’est par ce bâtiment que doit débuter le chantier sur lequel est prévu l’emplacement des deux tours géantes. Le reste de l’ensemble immobilier repose lui sur les parcelles des Damiers Anjou et Bretagne.