Nanterre dit non à la fusion de l’EPAD et de l’EPASA

Fusion Epad Epasa

Après le « non » unanime des élus de Courbevoie, les élus de Nanterre ont voté à 49 voix « contre » et 4 « pour » (UMP), le vote consultatif du projet des deux décrets : l’un prévoyant la fusion de l’EPAD et de l’EPASA et l’autre l’extension du périmètre OIN sur Nanterre lors du conseil municipal de Nanterre le mardi 20 octobre 2009. Patrick Jarry, mairie PCF de Nanterre, qui s’est présenté également à la présidence de l’EPAD pour contrer Jean Sarkozy a déclaré lors du conseil  »

Je le dis avec gravité : c’est le devenir de Nanterre et de ses habitants qui se joue au travers de ces décrets. Ils sont une menace pour tout notre projet de ville. Ils poussent à un Ouest parisien invivable. Ils conduisent à une métropole plus inégalitaire et ségrégative, tournant le dos au nécessaire changement d’orientation en matière de développement durable […] Cela fait maintenant plus d’un an que le Président de la République se prépare, avec un cercle restreint, à ce projet catastrophique. Pour lui, il n’y a qu’une seule façon de sortir le quartier d’affaire et l’EPAD qui le gère, de leurs difficultés actuelles : rajouter 2 millions et demi de mètres carrés de bureaux, construire de nouvelles tours, attirer davantage les grandes sociétés internationales et les grands investisseurs mondiaux, et le tour serait joué ».

Le maire a rajouté dans son discours « A cette volonté de travail commun et d’échange, l’Elysée a répondu de la façon la plus brutale et autoritaire qu’il soit, en soumettant en plein mois d’août au vote des collectivités concernées les deux décrets sur lesquels nous nous prononçons ce soir. Et il rajoute à cette agression envers les habitants et les salariés de tout le secteur, la véritable provocation que représente la tentative d’imposer la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l’EPAD ».

La ville de Nanterre craint de ne plus avoir aucun contrôle sur son territoire après la fusion et l’extension du périmètre OIN qui s’étendra sur plus de 70% de la commune. « L’heure est donc à résister, de toutes nos forces, avec toutes nos voix, pour que ces projets de décrets soient retirés. Je l’affirme ici solennellement devant vous : nous irons jusqu’au bout. Nous multiplierons les initiatives publiques, nous engagerons toutes les procédures possibles devant les tribunaux. Nanterre n’acceptera jamais aucun diktat. Elle est ouverte au dialogue avec tous, mais elle exige le respect pour ses habitants » a t-il déclaré et a clôturé son discours en demandant au président de la république « d’entendre les voix de la raison et du bon sens » en justifiant que le « passage en force » n’est pas possible et que le projet est refusé par les communes de gauche comme de droite.

Il a par ailleurs annoncé que la pétition qui sera remise le 2 novembre à l’Elysée, contre ces deux projets de décrets a réuni plus de 4 000 signatures dès le week-end de son lancement.

Tous les partis d’opposition se sont opposés à ces décrets mis à part les élus de l’UMP. Frédéric Lefret qui durant une dizaine de minutes n’a cessé de marteler que cette fusion permettrait à Nanterre de se rouvrir et de reconnecter à l’ensemble des quartiers et notamment l’université de Nanterre et a dénoncé par ailleurs, les sommes investies dans la campagne de communication d’opposition aux projets de la mairie communiste, soit 450 000€ selon l’élu.