Nanterre défend ses intérêts face à la fusion de l’EPAD et de l’EPASA

Carte de l'Epad et de l'Epasa

La mairie de Nanterre a organisé le samedi 30 mai 2009 un conseil municipal extraordinaire pour l’avenir de Nanterre dans la fusion entre l’EPASA et de l’EPAD. La ville de Nanterre représentée par le maire communiste Patrick Jarry a voté une série de mesures sur le devenir de Nanterre. La ville veut être « reconnue comme une véritable interlocutrice à respecter et à entendre », « codécider et cogerer » ses aménagements « conserver la diversité de la population », « construire » la ville de demain avec « ses habitants ». La ville veut gagner l’enfouissement de deux bretelles d’échange de l’A14-A86, dont elle réclame le financement dans le cadre du plan de Relance. Sans le formuler dans le texte la ville souhaite une intercommunalité avec les villes voisines, ce qui est une véritable révolution, car Nanterre était en opposition quasi systématiquement avec l’EPAD. « Cette intercommunalité peut être un atout si nous réussissons à travailler ensemble » a déclaré Patrick Jarry. Certains habitants interrogés se sont opposés à la construction de grands buildings dans leur commune mais pense « qu’il faut désenclaver le quartier de La Défense » et « décloisonner Nanterre » avec cette fusion. Jacqueline Fraysse, député PCF et ancienne maire de Nanterre est opposée à la fusion des deux établissements publics car « il faut laisser l’EPASA conduire à terme ses projets ». Philipe Chaix directeur des deux établissements a déclaré « L’aménagement EPASA est pensé à partir de la ville et de l’humain. C’est exactement ce que nous allons continuer à faire(…). Il ne s’agit pas de dupliquer La Défense à Nanterre comme on planterait des poireaux(…). Il faut arrêter d’être négatif, de simplifier. La victimisation n’est pas crédible » a t-il déclarer.