A moins de six mois des élections municipales qui se dérouleront les 15 et 22 mars 2020 la course est déjà lancée à Courbevoie. Et alors que l’actuel maire Les Républicains Jacques Kossowski, laisse toujours planer le doute quant à une éventuelle candidature pour un nouveau mandat, dans l’opposition on se prépare. Son ex-adjointe à la petite enfance Aurélie Taquillain, 36 ans, a été investie en juillet dernier par la République En Marche (LREM) pour briguer le poste. « Ma candidature est l’aboutissement d’un ancrage local et d’une expérience solide de l’action publique. Mon père était commerçant à Bécon. C’est la ville de mon enfance. Je respire Courbevoie depuis 36 ans. Je suis élue depuis plus de dix ans et j’ai été conquérir le canton sud de Courbevoie qui avait été perdue par la première adjointe du maire », confie Aurélie Taquillain qui s’est lancée dans la politique il y a déjà dix ans.

La conseillère départementale des Hauts-de-Seine qui se dit élue de proximité de terrain parlant de « vocation » au service des habitants explique « aimer être au contact des gens ». « Cette candidature est aussi l’aboutissement du mouvement d’idée que j’ai lancé il y a un an, « I love Courb », qui est dans cette démarche participative, citoyenne, de cette nouvelle méthode que je veux impulser, d’associer les courbevoisien(ne)s et de recueillir leurs préoccupations du quotidien », poursuit-elle.

Une liste avec des candidats de divers bords politiques

Dans son équipe Aurélie Taquillain assure que des habitants viennent de toutes les sensibilités, de gauche, de droite, écologiste, du centre et même de la majorité actuelle. « Cela n’a pas de sens de s’enfermer dans des postures idéologiques au niveau local  », assure-t-elle

Mais alors pourquoi avoir claqué la porte de son ancienne famille politique ? « Je ne me retrouvais plus dans cette ligne droitière de Laurent Wauquiez. Soutien d’Alain Juppé, je fais partie de cette droite humaniste, libérale pro-européenne, donc je me sens totalement en phase avec la politique qui est menée par Édouard Philippe et Emmanuel Macron », se justifie cette trentenaire.

Car depuis les dernières élections municipales de Courbevoie en 2014, le paysage politique de Courbevoie a changé. Bien ancré à droite depuis des décennies, depuis l’élection de Macron en 2017 les choses ont changé. LREM est en effet arrivé en tête de tous les derniers scrutins dont celui des Européennes de mai dernier. Un changement qui pourrait donc peut-être profiter à l’ex-adjointe à la petite enfance qui réfute que sa candidature est « contre quelque chose ».

« Je veux révéler Courbevoie, mettre en avant le potentiel inexploité de cette ville, assure la conseillère des Hauts-de-Seine. L’état d’esprit de la population de Courbevoie a changé. Les attentes et préoccupations ne sont plus les mêmes ». Pour impulser « ce nouvel élan » la candidate entend mettre en avant « le virage de la ville propre et verte » avec un adjoint à l’environnement.

« Courbevoie ce n’est pas que La Défense »

« Courbevoie existe sous l’ombre des tours de La Défense. Courbevoie ce n’est pas que La Défense. Bien sûr, La Défense est un atout pour notre territoire, c’est un facteur d’attractivité. Demain Courbevoie peut faire mieux. Courbevoie doit être une ville ouverte vers la Seine avec un centre-ville attractif et une ville sécurisée », estime Aurélie Taquillain qui dit souhaiter « renforcer la mutation du quartier de La Défense, qui n’est pas qu’un lieu de bureaux, mais de plus en plus un lieu de vie ». Mais contrairement à l’ancien élu de gauche Jean-André Lasserre, Aurélie Taquillain affirme qu’il est « important de continuer à faire vivre le premier quartier d’affaires d’Europe ».

Mais pour l’instant Aurélie Taquillain reste discrète sur son programme. « Je vais faire une grande marche courbevoisienne en allant à la rencontre des commerçants, des habitants. Je vais frapper aux portes et on va construire un projet », explique-t-elle.