Jean Sarkozy fait sont entrée au conseil d’administration de l’EPAD

Jean Sarkozy au conseil général

L’hôtel du département des Hauts de Seine était en état de siège, de nombreux policiers entouraient l’accès, ce vendredi 23 octobre. Plus cent soixante journalistes venus de France mais aussi du monde entier sont venus couvrir l’élection de Jean Sarkozy en tant qu’administrateur de l’EPAD, lors du conseil générale des Hauts de Seine. « C’est la première fois que je vois ça » dit en rigolant Hervé, qui travail depuis 8 ans à l’hôtel des Hauts de Seine

Une manifestation s’est déroulée dès 8h devant l’hôtel du département à l’appel du PC et du PS, le collectif « Sauvons les Riches » était également présent, malgré l’abandon de Jean Sarkozy à prendre la présidence de l’Etablissement Publique.

Durant une vingtaine de minutes, Jean Sarkozy a défendu sa candidature pour le poste d’administrateur : « Je ne renoncerai à rien de l’ambition que j’ai pour ce quartier d’affaires, je ne renoncerai à rien de ma candidature à ce poste d’administrateur » a t-il déclaré en ajoutant qu’il était « pour » la fusion de l’EPAD et de l’EPASA pour donner le nouvel établissement EPADSAS. « On ne construira pas La Défense si on ne s’appui pas sur tous les maires […] il n’y a pas de partenariat si il n’y a pas de concertation » a t-il souligné. Il a précisé qu’il n’était pas « déçu » et « ne regrettait pas » avoir laissé passer le poste de président face aux très nombreuses critiques.

« Je n’ai rien contre Jean Sarkozy, il ne manque sans doute pas de talent. Mais franchement vouloir lui faire débuter ainsi sa carrière politique est une grosse faute commise par ceux qui l’ont poussé dans cette mésaventure » a déclaré Patrick Jarry maire (PC) de Nanterre.

« Notre devoir à nous, majorité présidentielle, est de rester unis et fidèles à nos valeurs. Le président de la République sait qu’il peut compter sur notre totale loyauté, et sur la mienne en particulier […] La Défense est le plus grand quartier d’affaires d’Europe. Il est connu du monde entier, mais lui aussi souffre de la crise. Il est à un moment charnière de son développement. Développement qui n’est pas toujours soutenu dans cette ambition ».  » a annoncé Patrick Devedjian, président des Hauts de Seine et de l’EPAD, tout en rajoutant « Jean Sarkozy apportera au conseil d’administration de l’EPAD son dynamisme et un regard neuf. J’aurais plaisir à travailler avec lui ».

« Les beaux engagements d’aujourd’hui, j’aurais voulu que la droite les mette en œuvre dans le passé, notamment en ce qui concerne la concertation avec les élus locaux. En politique, on ne juge pas aux discours, on juge les actes », a lancé Nadine Garcia.
« La reculade de Jean Sarkozy ne règle rien à la fusion » a pour sa part martelé Pascal Buchet.

Jean Sarkozy a reçu les 30 voix de la majorité départementale, Nadine Garcia (PCF) a quant à elle regroupée les 15 voix de l’opposition PCF, PS et Verts). Il n’a pas exclu la possibilité de se représenter à la présidence dans les prochains mois. Jean Sarkozy a pris le siège laissé vacant par Hervé Marseille (NC), démissionnaire, qui jusqu’alors représentait l’assemblée départementale à l’EPAD.

Une question se pose : Quel candidat va se présenter contre Patrick Jarry pour la présidence de l’EPAD ? Il pourrait s’agir de Joël Ceccaldi, député-maire de Puteaux, ou de Claude Leroi, président de la chambre de commerce et d’industrie de Paris. Mais deux autres possibilités sont aussi envisagées : la première serait l’élection de Jean-Marc Michel, haut fonctionnaire directeur général du logement et de la nature, qui siège au conseil et qui pourrait prendre la présidence par intérim, le temps que la fusion s’effectue. Jean Sarkozy pourrait alors tenter de briguer le mandat une seconde fois…
La seconde serait la modification du décret qui fixe la limite d’âge à 65 ans, ce qui permettrait à Patrick Devedjian de poursuivre son mandat. La réponse : le 4 décembre lors du conseil d’administration de l’EPAD à la tour Opus 12.