La quatrième édition de Forme Publique est lancée. Pour cette nouvelle saison de la biennale du mobilier urbain, Paris La Défense (PLD), l’établissement public en charge de l’aménagement et la gestion du quartier d’affaires souhaite la décliner sur le thème du « générique » en faisant évoluer son concept. Alors que lors des trois précédentes éditions Forme publique avaient pour vocation de mettre en avant des mobiliers originaux et souvent monumentaux, cette fois-ci Paris La Défense souhaite pérenniser les nouvelles créations.

Cette année, Forme Publique évolue donc afin de permettre aux mobiliers développés d’être pérennisés et industrialisés, explique un communiqué de Paris La Défense. Pour la première fois cette biennale qui va durer un an a pour but de réunir à la fois des créateurs et des industriels. Trois équipes ont ainsi été retenues.

Le premier groupement mené par le designer Pierre Charrié et l’industriel Rondino propose quatre mobiliers. Ce mobilier est basé sur la répétition d’une latte de bois formant un ruban posé sur une structure en tubes d’acier. Il épouse les pentes et les dénivelés, contourne ou enjambe les obstacles.

Le second groupement de Jean Couvreur et Buton Industries propose quatre mobiliers aux couleurs flashy. Ces modules se déploient autour d’un vocabulaire formel commun, celui de la grille. Le mobilier propose à ses utilisateurs des assises, des tables et des chaises.

Enfin le troisième groupement avec Robert Stadler et TF Urban propose lui aussi quatre mobiliers atypiques. Cette gamme qui se définit par une structure générique offre des sous-espaces comme repères et lieux de rencontre.

L’objectif est donc désormais de trouver le mobilier le plus adapté au quartier, de le pérenniser et surtout de le dupliquer à plusieurs exemplaires. « L’enjeu pour nous c’est d’avoir un mobilier que l’on peut conserver et éventuellement déployer ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent avec Forme Publique, confie Marie-Célie Guillaume. Jusqu’à présent le mobilier était très créatif mais pas très durable. Certains mobiliers avaient été conservés mais on voit bien qu’ils ont du mal à résister au temps car ils n’avaient pas été conçus comme tel ».

Dès le printemps prochain les mobiliers seront adaptés en fonction des premiers retours d’expérimentation. A l’issue de la biennale à l’automne 2020 les mobiliers ayant été retenus pourront ainsi être produits pour être déployés un peu partout dans le quartier d’affaires.