Il aurait aimé voir une grande célébration à l’automne pour fêter le trentième anniversaire de la Grande Arche. Le haut fonctionnaire et homme politique, Robert Lion est mort le 13 septembre dernier à l’âge de 85 ans. Il avait été président de la SEM Tête Défense qui organisa le concours qui verra naître la Grande Arche. Sa fille a annoncé il y a quelques jours la nouvelle.

Fils du résistant et chef d’entreprise Pierre Lion (1896-1977) et de l’historienne Daisy Lion-Goldschmidt, et le frère d’Antoine Lion (1940-2012) dominicain, il étudia à l’Institut d’études politiques de Paris et sera reçu à l’École nationale d’administration (promotion Lazare Carnot).

Il en sort en 1961 à l’Inspection générale des finances. Après avoir été le collaborateur d’Edgard Pisani et de Paul Delouvrier de 1966 à 1969, il est directeur de la construction au sein du ministère de l’Équipement de 1969 à 1974. Il est ensuite délégué général de l’Union des HLM de 1974 à 1981. Après la victoire de la gauche aux présidentielles de 1981, il est nommé directeur de cabinet du Premier ministre Pierre Mauroy qui le nomme ensuite à la tête de la Caisse des dépôts et consignations qu’il dirige entre 1982 et 1992.

Parallèlement, le 7 juillet 1982, Roger Quillot, ministre de l’Urbanisme et du Logement de François Mitterand lance officiellement un concours international d’architecture pour clôturer l’axe historique. Robert Lion prendra ainsi la tête de la SEM Tête Défense. Ce concours réunit 424 projets anonymes venus du monde entier, dont quatre sont sélectionnés par le jury et présentés au président. La suite on la connait, c’est la proposition du danois Johann Otto Von Spreckelsen qui est retenue.

Jusqu’à son inauguration à l’été 1989, cet homme écologiste, bras droit de Mitterand dans ses grands travaux sera totalement impliqué dans l’édification de l’Arche.

En 2009, il annonce son engagement politique auprès d’Europe Ecologie. Il est élu en 2010 au conseil régional d’Île-de-France et devient le doyen de cette assemblée régionale.