La Défense vient de perdre à nouveau un immense artiste. Le sculpteur grec Takis est mort à l’âge de 93 ans a fait savoir ce vendredi sa Fondation et le Ministère de la culture. Aucune précision n’a été donnée dans l’immédiat sur la date et le lieu de son décès.

Considéré avec le sculpteur américain Alexandre Calder comme l’un des pères de l’art cinétique, Takis, de son vrai nom Panagiotis Vassilakis, s’est imposé dans le monde de l’art contemporain en combinant des éléments de la nature et de la physique dans ses œuvres.

Takis est né dans un faubourg d’Athènes en 1925, et a eu une enfance marquée par les années de misère traversées par la Grèce. Lors de l’occupation nazie (1941-1944), il s’engage dans la résistance. Vinrent ensuite la guerre civile (1946-1949), et la vie politique tourmentée de son pays.

Impressionné « par les radars, les antennes et les constructions technologiques qui ornent la gare de Calais », alors qu’il y attendait un train, «il crée ses premiers Signaux, qui sont d’abord rigides puis comportent des signaux lumineux sur leur sommet, tout en changeant progressivement de forme », selon sa biographie publiée sur le site de sa Fondation.

Un artiste qui a laissé son empreinte aux deux portes de La Défense

« Pendant plus de 70 ans, Takis a été un artiste d’avant-garde qui a toujours eu une curiosité insatiable pour les puissances de l’univers », a indiqué la ministre grecque de la Culture Lina Mendoni, citée dans un communiqué. « Ses œuvres étaient le résultat d’une recherche incessante de la technologie, du magnétisme et de la lumière, influencé par la sculpture classique et la déduction du modernisme », a ajouté la ministre.

Le sculpteur est connu à La Défense pour ses 49 Signaux lumineux qu’il a érigés à la fin des années 80 au bas de l’esplanade au cœur d’un vaste bassin qui a pris son nom. Ces tiges métalliques varient d’une hauteur allant de 3,5 à 9 mètres. Leurs extrémités sont munies de formes géométriques colorées et de feux clignotants, eux-mêmes de couleurs diverses.

En 1990 il signa une autre œuvre « Arbres lumineux », qui est-elle installée à l’autre bout de l’esplanade, derrière la Grande Arche. Elle reprend le principe des tiges métalliques mais cette fois-ci sans bassin.