Imaginez-vous en l’an 2150 : la terre est sans nouvelles de la planète Firos où ont élu domicile, il y a pas mal d’années déjà, des scientifiques. Pour tenter de percer le mystère de cette soudaine perte de contact, un équipage va être réuni en urgence pour se rendre sur place. Leur objectif est de trouver une boite noire qui pourrait expliquer les raisons de ce blackout. Mais dans le doute et ne sachant pas vraiment à quoi s’attendre en arrivant dans cette planète lointaine, l’équipage va faire le voyage avec des armes. Et si une fois arrivés dans la base scientifique, les humains ont totalement disparu ce n’est pas pour autant qu’elle est inhabitée.

Voilà en quelques lignes le speech de l’aventure que vous propose de vivre Spartrack VR. Installé au cœur du Cnit, dans l’espace de Team Breack, Spartrack VR vous propose de vous glisser dans la peau de cet équipage de sauvetage ou plutôt de reconnaissance. « On est sur une expérience en réalité virtuelle, collaborative pour des groupes de deux à huit personnes et en déplacement libre. Ce sont ces deux petits détails importants qui font la différence par rapport à ce que l’on peut trouver ailleurs aujourd’hui », explique Ari Bentolila, le fondateur et directeur associé de Spartrack VR.

Un jeu entièrement développé en France

Car c’est bien une expérience inédite que propose Spartrack VR. Coiffé d’un casque VR et audio, de manettes dans chacune des mains, d’un fusil et d’un sac à dos (contenant un ordinateur), les participants peuvent s’immerger complètement dans l’attraction qui mêle escape game et jeu de tir. « Une fois téléporté sur Firos les joueurs vont devoir comprendre eux-mêmes ce qui se passe. Ils jouent tous ensemble contre un ennemi commun. On est sur un jeu familial, ce n’est pas un jeu qui fait peur même s’il y a des ennemis qui sont des insectes robotisés. On ne tue jamais des gens et des zombies comme on peut le voir ailleurs », précise Ari Bentolila.

Si les graphismes du jeu ne sont pas complètement réalistes, la sensation d’immersion dans cet univers futuriste fait le reste et le résultat est plutôt bluffant. Contrairement aux autres animations où l’expérience se joue sans vraiment bouger et bien souvent en solo, là l’attraction se vit à plusieurs dans une grande pièce d’une centaine de mètres carrés truffée de 26 capteurs. Les déplacements réels dans la pièce ainsi que les mouvements des bras sont ainsi reproduits à échelle dans le jeu.

« C’est un jeu que l’on a développé nous-mêmes en France », confie Ari, Bentolila qui précise qu’il a fallu un an et demi de travail pour développer le jeu. Lancée en version beta en mai dernier, l’expérience ne se vit qu’à La Défense pour l’instant. « Notre première salle est à La Défense. Nous l’avons ouverte en propre. Notre but ce n’est pas forcement d’exploiter nous- mêmes les salles mais c’est plutôt de trouver des franchisés ou des licenciés qui pourraient proposer cette expérience ailleurs en France », poursuit Ari, Bentolila.

Pour vivre l’expérience qui dure entre vingt et trente minutes il faut compter 25 euros par personne en journée avant 18 heures et 30 euros le soir et les weekends. L’expérience ouverte dès 10 ans se fait de deux à huit joueurs. Les réservations pour les différentes sessions se font sur le site internet de Spartrack VR.